Coronavirus: délai raccourci pour les essais cliniques sur des vaccins et nouveaux médicaments

Coronavirus: délai raccourci pour les essais cliniques sur des vaccins et nouveaux médicaments
Coronavirus: délai raccourci pour les essais cliniques sur des vaccins et nouveaux médicaments - © DOUGLAS MAGNO - AFP

Le gouvernement fédéral a accepté de ramener à quatre jours le délai requis avant le lancement d'essais cliniques sur les vaccins et les nouveaux médicaments, annonce, samedi dans un communiqué, le cabinet de la Première ministre Sophie Wilmès.

Cette décision a été prise au cours d'une réunion, jeudi soir, de la plate-forme R&D Biopharma, qui rassemble des membres du gouvernement, des dirigeants d'entreprises pharmaceutiques présentes en Belgique et pharma.be. Les différentes parties "ont décidé d'intensifier leurs efforts dans la lutte contre le Covid-19", affirment-elles.

"Les essais cliniques concernant les vaccins et les nouveaux médicaments pourront être entamés à partir de quatre jours après que la demande a été faite auprès de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), alors que la période d'attente actuelle est comprise entre quinze jours et un mois", indique le cabinet de la Première ministre.


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Pharma.be, l'association de l'industrie du médicament, a salué cette décision qui s'inscrit "dans la continuité de la politique menée ces dernières années durant lesquelles de grands efforts ont été faits pour promouvoir la Belgique comme un haut-lieu de la recherche clinique pharmaceutique", selon les mots de la CEO Catherine Rutten.

"Nous devons mettre à profit les talents et compétences de notre pays en matière pharmaceutique car toutes les forces sont nécessaires dans cette lutte contre le coronavirus", a commenté la Première ministre.

Le gouvernement a, par ailleurs, confirmé sa volonté de créer en Belgique une unité de lutte contre les maladies infectieuses unique en Europe. "Celle-ci permettra de réaliser les essais cliniques de phase 1 et les études cliniques 'human challenge' dans un environnement optimal et ainsi accélérer la recherche autour du Covid-19. Son financement se baserait sur un partenariat public-privé à hauteur de 40 millions d'euros".