Coronavirus: "Aucun élève ne sera préjudicié dans sa scolarité" assure la ministre Caroline Désir

Les différents acteurs du monde de l'enseignement ont convenu mardi d'une série de mesures afin de baliser les modalités à appliquer dès ce mercredi afin d'assurer une certaine continuité dans l'apprentissage. L'objectif est de favoriser le travail à domicile. Une circulaire a immédiatement été envoyée aux écoles, selon celle-ci les modalités du travail à domicile sont laissées à l'appréciation des équipes éducatives. Interrogée sur La Première, la ministre de l'Education Caroline Désir (PS) insiste : "La balise est de respecter au maximum l'égalité devant les apprentissages, il ne faut pas que cette période de crise vienne renforcer les inégalités sociales et les inégalités scolaires. Nous ne pouvons donc pas faire d'apprentissage nouveau à domicile. Il va falloir rester dans une logique de remédiation, consolidation, dépassement. Nous avons aussi décidé que les travaux devaient être proportionnés dans leur contenu et dans le temps qu'il faut y consacrer, notamment qu'ils puissent être réaliser par les enfants en parfaite autonomie : tout le monde ne pourra pas avoir un encadrement parental, puisque certains parents doivent faire du télétravail dans le même temps."

"Si on recourt à des plateformes en ligne, l'enseignant doit vraiment s'assurer que tout son groupe classe a accès aux informations. On sait qu'il y a une fracture numérique et une fracture sociale, on va veiller à ce qu'aucun élève ne soit laissé au bord de la route. Ce travail à domicile est là pour maintenir du lien, mais pas pour faire l'objet d'évaluations sommatives ou de cotes", poursuit-elle.


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"Nous faisons confiance aux établissements et aux enseignants. Ce sont eux qui connaissent le mieux leurs classes. Ils vont jouer un rôle très important dans cette crise parce que ce sont des personnes ressources pour leurs élèves. Les enfants ou les adolescents sont dans une période où ils sont un peu perdus, un peu stressés, les parents aussi puisqu'ils doivent faire face à la fois à leur travail et à la garde de leurs enfants. Donc on va vraiment compter sur les enseignants", selon la ministre.

Va-t-on reporter ou annuler le CEB?

"Aucun élève ne va être préjudicié dans sa scolarité à cause de cette crise que nous vivons: ce n'est la faute de personne et personne ne doit être sanctionné à cause de cela. Nous n'avons pas encore décidé d'annuler ou de reporter des examens ou des CEB, parce que nous ne savons pas, à ce stade, combien de temps va durer le confinement. Si on 'perd' trois semaines de cours, nous pensons que c'est encore rattrapable sur le plan pédagogique. Si cela devait aller au-delà, les décisions doivent être autres: soit on doit adapter le épreuves, soit on doit penser à les annuler", estime Caroline Désir.