Coronavirus : à la veille du congé de Toussaint, l'enseignement espère un cadre stable jusqu'à la fin de l'année

Coronavirus : A la veille du congé de Toussaint, les acteurs de l’enseignement espèrent un cadre stable jusqu’à la fin de l’année.
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Coronavirus : A la veille du congé de Toussaint, les acteurs de l’enseignement espèrent un cadre stable jusqu’à la fin de l’année. - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Les fédérations des pouvoirs organisateurs, les organisations syndicales et les fédérations d’associations de parents se sont réunies ce jeudi à l’invitation de la ministre de l’Education pour faire le point sur les perspectives pour le secteur de l’Enseignement, dans l’hypothèse d’une rentrée prévue, à ce stade, le 12 novembre prochain.

Les acteurs de l’Enseignement sont conscients de l’extrême gravité de la situation sanitaire et du risque d’une saturation du système hospitalier. Vu ce contexte et vu le dernier rapport des experts sanitaires sur l’école, les directions d’école, les syndicats et les associations de parents ont établi la liste de leurs souhaits pour le secteur, considérant l’intérêt des élèves sur un plan social et pédagogique.

Le testing du personnel des écoles fait partie des priorités des acteurs de l’Enseignement. Ceux-ci demandent que l’on octroie aux membres du personnel des écoles le statut de personnel essentiel dans la stratégie de testing. Ils demandent aussi qu’on explore de nouvelles pistes pour faciliter et accélérer le processus de dépistage du Covid-19.

Enseignement en présentiel à 100% ou à 50%

A la rentrée, dans la mesure du possible, les acteurs de l’Enseignement souhaitent la poursuite de l’enseignement en présentiel pour les élèves du fondamental et du premier degré du secondaire.

Dans l’hypothèse où le contexte sanitaire et les décisions du Comité de concertation ne permettraient pas que la rentrée du 12 novembre se fasse en présentiel pour tout le monde, les acteurs de l’Enseignement proposent une piste pour les élèves des 2e, 3e et 4e degrés du secondaire. Les pouvoirs organisateurs, les syndicats et les associations de parents plaident pour la mise en place d’une hybridation des apprentissages, en partie en présentiel et en partie à distance, avec une présence limitée à 50% des élèves simultanément à l’école.

Dans ce cas, il faudrait, disent les acteurs de l’Enseignement, garantir que chaque élève dispose d’un temps de présence minimum. Il faudrait aussi accorder une attention particulière aux publics en difficulté scolaire, aux stages, aux cours de pratique professionnelle et à l’enseignement spécialisé.

Le tout devrait se faire dans le respect strict dans toutes les écoles des mesures sanitaires qui figurent dans les protocoles actuels en termes d’hygiène, de distanciation physique et d’aération notamment, dans l’optique d’assurer au mieux à la sécurité de toutes et tous.

Enfin, les acteurs de l’Enseignement souhaitent de la stabilité. Ils demandent que les conditions dans lesquelles peuvent s’exercer les missions de l’enseignement restent les mêmes jusqu’au congé de fin d’année au moins.

Tout sera fonction des décisions que le comité de concertation du 30 octobre prendra. Ce n’est qu’ensuite qu’une évaluation pourra être faite avec la ministre de l’Education.

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