Par la main de la gouverneure ou du bourgmestre, on se dirige vers des confinements partiels à Anvers

Un nouveau CNS a été organisé ce 27 juillet en réponse à l’augmentation significative de cas de coronavirus en Belgique depuis la mi-juillet.

La situation est inquiétante en Flandre, plus spécifiquement dans la province et la Ville d’Anvers. C’est en effet sur ces territoires que la résurgence de l’épidémie est la plus forte : presque la moitié des cas nationaux sont diagnostiqués en province d’Anvers, et entre 20 et 30% en Ville d’Anvers. La Première Sophie Wilmès a précisé lors de la conférence de presse que la résurgence importante des cas de coronavirus à Anvers était surtout due "à des comportements de nature plus festive ou des non-respects de quarantaine, on s’en rend compte grâce au contact tracing."

La gouverneure de province mandatée pour prendre des décisions

Cathy Berx, gouverneure de la province d’Anvers, a d’ailleurs été conviée à la réunion du CNS, qu’elle a quitté vers 13 heures pour aller vers une autre réunion, pour la Ville d’Anvers cette fois. "On a mandaté la gouverneure d'Anvers, pour prendre des mesures dans la ville d'Anvers, si le bourgmestre ne le fait pas, de telle sorte qu'il y ait des lockdowns locaux qui soient imposé. Aujourd'hui, ce sera à Anvers, demain ce sera peut-être dans d'autres villes." a précisé Davind Clarinval, ministre du Budget.

Vers 20h, la réunion était toujours en cours.

"Si on ne fait rien, la Belgique sera en lockdown d'ici quelques semaines"

Dirk Devroey Vice doyen de la faculté de médecine de la VUB, s'est exprimé sur la situation à Anvers. "Il y a plusieurs semaines que l'on voit qu'il y a un problème à Anvers, dans certains quartiers, on voit qu'il y a beaucoup de nouveaux cas de covid. Maintenant, on voit même que les communes au sud d'Anvers ont déjà des augmentations de cas. Si on ne fait rien au niveau local, à Anvers, la Belgique sera en lockdown d'ici quelques semaines." Et de confirmer : "Oui, on a trop traîné."

A l'origine de cette "stagnation", un bras de fer entre le fédéral et le bourgmestre d'Anvers, qui subit actuellement beaucoup de pression. Pour le fédéral, Anvers représente l'épicentre des nouvelles contaminations. De son côté, Bart De Wever préfère se réfugier derrière le niveau de pouvoir national : pour lui, c'est au fédéral d'encadrer des mesures aussi stricte qu'une reconfinement, par souci de cohérence. Pourtant, sur le papier, Bart De Wever dispose des outils pour prendre des mesures, mais qui peuvent se révéler très impopulaires. Tout spécialement, Anvers étant une ville cosmopolite, la décision de reconfiner certains quartiers, c'est aussi prendre le risque de stigmatiser certaines communautés.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK