COP 21: Charles Michel annonce un financement climatique de 50 millions d'euros par an jusqu'en 2020

COP 21: Charles Michel annonce un financement climatique de 50 millions d'euros par an jusqu'en 2020
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Le Premier ministre Charles Michel a annoncé lundi, lors de l'inauguration officielle de la Conférence de Paris sur le Climat (COP21), un engagement de la Belgique à un financement climatique annuel de 50 millions d'euros jusqu'en 2020 en faveur des pays en voie de développement.

Toutefois, pour l'heure, gouvernement fédéral et Régions ne sont toujours pas d'accord sur la répartition de l'effort climatique belge pour la période 2013-2020. Le gouvernement flamand a déclaré lundi soir vouloir renégocier les termes du pré-accord prévoyant de répartir l'enveloppe globale belge de 50 millions d'euros de cette façon, 25 millions pour le fédéral, 14,5 millions pour la Flandre, 8,25 pour la Wallonie et 2,25 millions pour la Région bruxelloise, et attendre plus d'efforts des autres entités.

Pour "un accord ambitieux, contraignant et équitable

Dans son discours d’ouverture à la COP21, le Premier ministre belge a d’abord rappelé notre dette envers les générations futures. "De tout temps l’humanité a été exposée à des défis. A nous de les transformer en opportunités, à nous de prendre nos responsabilités. Maintenant, sans attendre. Notre responsabilité est immense pour les générations actuelles et surtout pour celles qui vont nous suivre."

"Un accord ambitieux est indispensable, l’échec n’est pas une option. La lutte contre le réchauffement climatique est une question vitale pour notre avenir commun, pour la paix, la sécurité et le développement."

Charles Michel a remercié la France pour l’organisation du sommet malgré le terrorisme qui l’a frappé en plein cœur. "C’est un signe très clair que nous ne nous laisserons pas intimider. Face au terrorisme, nous ne serons pas intimider, nous continuerons à défendre nos valeurs, nos démocraties."

"Dire que les choses vont mieux ne veut pas dire qu’elles vont bien"

Il a également insisté sur les conséquences sociales et économiques d’une dégradation environnementale. "Le monde dans lequel nous vivons a atteint un niveau de prospérité sans égal, mais les inégalités sont toujours là. Dire que les choses vont un peu mieux ne veut pas dire qu’elles vont bien. Il faut préserver les équilibres naturels et ne pas compromettre l’indispensable développement économique et social de notre humanité ".

Charles Michel n’oublie pas les pays en voie de développement qui "subissent, plus que d’autres, plus directement les conséquences du réchauffement climatique. Nous devons nous engager pour les soutenir d’avantage."

L’engagement de la Belgique

Malgré l’absence d’accord national, le Premier ministre assure que nous suivrons nos engagements. " Mon pays est déterminé à participer à l’effort global. A tous les niveaux, fédéral, régional, local, nous voulons nous être engagé contre le réchauffement climatique et pour le développement durable."

" Nous nous engageons à réduire les émissions de gaz à effet de serre non-ETS (donc non-compris dans les quotas d’émission de l’EU) de 15% par rapport à l’année 2005. Pour les énergies renouvelables, nous voulons atteindre 13% de la consommation finale d’énergie brute en 2020."

" Concernant le financement climatique, ces deux dernières années la Belgique a versé 175,6 millions d’euros pour financer les pays en voie de développement. Nous avons aussi fait une contribution 51,6 millions euros au fond vert pour le climat. La Belgique s’engage à un financement annuel de 50 millions d’euros jusque 2020."

"Nous avons rendez-vous avec l’avenir de l’humanité"

Enfin, il plaide pour "accord ambitieux, contraignant, équitable pour atteindre l’objectif des 2°C. Nous ne réussirons le glissement vers des sociétés ‘bas-carbone’ et résilientes au climat qu’à la condition d’une pleine et entière mobilisation de tous les acteurs."

" Nous sommes comptables de nos actions envers les générations qui vont nous suivre et de notre soutien envers pour les populations des pays en voie de développement. Nous avons rendez-vous avec l’avenir de l’humanité. L’heure est aux décisions et à l’action. Cette conférence doit être l’événement marquant de ce siècle pour engager l’humanité sur le chemin du développement durable et cela pour le service de la paix et de la sécurité. "

 

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