Contrôler des factures d'énergie des chômeurs? Inutile pour Ecolo

Pour M. Roberti, personne ne peut accepter que des individus trichent et bénéficient d'un soutien de la solidarité auquel ils n'ont pas droit. Cependant, il advient de rappeler que la fraude sociale est très limitée, si l'on en croit l'audit livré en janvier au cabinet de Mme Maggie De Block par PriceWaterhouseCooper. Celui-ci fait état d'un taux de fraude proche de 4% concernant le revenu d'intégration.

De plus, il existe, d'après M. Roberti, un autre phénomène nettement moins médiatisé: le "non-usage" des droits par des personnes qui entrent dans les conditions d'accès pour une aide sociale mais qui n'en bénéficient pas par manque d'information, par sentiment de honte ou de peur face au contrôle.

Par ailleurs, lorsque l'on analyse globalement la consommation énergétique des allocataires sociaux, on constate logiquement qu'elle est inférieure à la moyenne, le chauffage étant considéré comme un luxe pour les gens disposant de faibles revenus, certains y renonçant même complètement face aux tarifs de l'énergie. Dans le même temps, d'autres personnes précarisées occupent des logements énergivores.

Pour les écologistes, la priorité est de lutter contre la pauvreté (notamment énergétique) des ménages plutôt que de voir un fraudeur derrière chaque victime de la crise. Il est également nécessaire que ce gouvernement travaille à l'individualisation des droits sociaux et au relèvement de ceux-ci, a enfin soutenu le président du CPAS de Forest.

 


Belga

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