Contrôle de disponibilité des chômeurs: léger mieux

Contrôle de disponibilité des chômeurs: le Forem note une légère amélioration.
Contrôle de disponibilité des chômeurs: le Forem note une légère amélioration. - © BRUNO FAHY - BELGA

Depuis 2016, c'est le Forem qui contrôle la disponibilité des chômeurs en Wallonie. Depuis l’an dernier et un premier examen assez sévère, la situation a évolué positivement. Mais la progression est très légère.

Le principe

Les jeunes en stage d’insertion doivent prouver qu’ils recherchent un emploi et doivent en faire la démonstration durant au moins 10 mois avant de prétendre à des allocations.

Ceux qui bénéficient d’allocations de chômage sont aussi régulièrement évalués pour évaluer leurs démarches. Si le bilan n'est pas positif, la sanction tombe et, à sa dernière extrémité, le chômeur perd ses droits.

Amélioration modérée

Sur le 1er semestre de cette année, près de 25 000 jeunes en stage d’attente ont été contrôlés. Au terme de 2 ou 3 entrevues, environ 80% des décisions ont été positives… et donc 20% négatives, soit 1,5% de plus que l’an dernier.

Du côté de ceux qui bénéficient déjà d’allocations de chômage, 32 000 personnes ont été jaugées. Des entretiens, il ressort 35% d’évaluations négatives et 65% positives. Là, c'est une légère amélioration du bilan d'environ 3,5% par rapport à 2016.

Disponibilité passive: on revient de loin

A côté, il y a aussi le contrôle de la disponibilité passive. Il concerne par exemple les chômeurs auxquels le Forem propose une formation, un stage ou un emploi. Au 1er semestre 2017, ils sont près de 8.000 à avoir été contrôlés. 40% des cas ont été classés sans suite mais 60% ont été considérés en infraction. C’est beaucoup mais c'est 10% de moins que l’année précédente.

Forem (un peu) moins sévère

L’an dernier, on avait épinglé la rigueur du Forem à l’égard des demandeurs d’emploi wallons. Rigueur apparemment plus grande que chez ses équivalents flamands ou bruxellois.

Les chiffres de ce début d’année semblent un peu moins sévères. On peut imaginer qu’ils reflètent l’amélioration du marché du travail et la multiplication des contrats d’insertion. Mais ils sont aussi sans doute influencés par la disparition des statistiques de certaines personnes qui ont perdu leurs droits aux allocations et qui ne se sont pas réinscrites au Forem.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

Recevoir