Contrôle budgétaire: l'Etat songe à céder des participations

Le gouvernement a obtenu lundi l'aval informel du commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, sur un assouplissement de la trajectoire budgétaire. Cet accord implique toutefois une réduction du déficit structurel (qui serait ramené à 1,8% du PIB) et un retour de la dette publique sous les 100% du PIB.

Pour remplir cette seconde condition, l'Etat envisage de vendre certaines participations, afin de dégager du cash.

La première option serait une vente de participations dans Belgacom, dont l'Etat possède 53,51%. En cédant 3,5%, il resterait l'actionnaire majoritaire. L'opération pourrait rapporter quelque 230 millions d'euros, mais cela réduirait évidemment l'ampleur des dividendes à attendre les années suivantes.

L'Etat détient par ailleurs 10,6% dans BNP Paribas, ce qui peut rapporter potentiellement environ 5 milliards d'euros. Mais, au cours actuel, cela représenterait une moins-value de 2 milliards d'euros. En outre, en vertu d'accords antérieurs, une vente au cours actuel pourrait entraîner un dédommagement de 200 millions d'euros au profit d'Ageas.

Enfin, l'Etat possède 43% de Royal Park Investments, qui concentre les produits structurés de l'ex-Fortis. Une vente de ces participations pourrait rapporter 740 millions d'euros.

Belga

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