Contrôle des malades de longue durée: le gouvernement cible aussi les fonctionnaires

Les fonctionnaires fédéraux désormais davantage contrôlés.
Les fonctionnaires fédéraux désormais davantage contrôlés. - © Jonas Hamers / ImageGlobe - BELGAIMAGE

Après avoir accru le suivi des malades de longue durée, la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open Vld) a obtenu le renforcement du contrôle des fonctionnaires fédéraux absents pour cause de maladie.

Désormais, 30 % des contrôles seront réalisés sur la base de la demande de l’employeur et non plus 10% comme c’était le cas. 50 % (au lieu de 60 %) le seront sur la base de l’historique des absences et 20 % (au lieu de 30 %) sur la base d’un tirage au sort.

Durant les périodes d’épidémies (déterminées par l’Institut scientifique de santé publique), les absences de maximum 5 jours ne feront plus l’objet d’un contrôle.

Dans un communiqué, Maggie De Block explique ce réajustement par la volonté du gouvernement d’assurer un équilibre entre "une plus grande responsabilisation des administrations fédérales en tant qu’employeur et une utilisation plus efficace des moyens disponibles dans le cadre de ces contrôles."

Ce message s’inscrit dans la volonté, annoncée il y a quelques jours, d’améliorer la réintégration durable des malades de longue durée dans un pays qui compte 370 400 malades de longue durée (chiffres 2014), soit une augmentation de 64% en dix ans selon les derniers chiffres de l’INAM.

Après un mois d'absence, un malade de longue durée recevra un premier questionnaire destiné à "évaluer l'opportunité d'un trajet de réintégration." Une second questionnaire sera envoyé après six mois de maladie en vue d’un entretien personnel avec un collaborateur de sa mutualité.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK