Consommation : la publicité via les influenceurs peut parfois tromper

Si la publicité passait par le passé surtout par les médias "traditionnels", elle s’installe désormais de plus en plus souvent sur les médias sociaux, par exemple dans les messages et images postés par des "influenceurs". À l’occasion de la Journée des consommateurs, lundi, le SPF Economie, la secrétaire d’Etat compétente Eva De Bleeker et cinq influenceurs ont lancé une campagne spécifique, entre autres pour mieux faire connaître le point de contact de l’Inspection économique.

On peut se tourner vers ce point de contact pour signaler des cas possibles d’arnaque.

Par ailleurs, il existe des "recommandations pour les influenceurs", publiées il y a un peu plus de deux ans par le Conseil de la publicité, rappelle la secrétaire d’Etat à la Protection des consommateurs. Elle souhaite "se concerter avec le secteur sur une manière d’optimiser" ces règles encadrant le marketing d’influence, communique son cabinet.


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Sans règles claires, il n’est pas toujours évident de savoir qu’on a affaire à de la publicité. Le nombre de dossiers ouverts par le Jury d’éthique publicitaire relative aux réseaux sociaux a d’ailleurs augmenté ces dernières années (de 16 en 2017 à 27 en 2019, selon le cabinet De Bleeker), mais les chiffres restent très bas. Le SPF Economie et la secrétaire d’Etat souhaitent que le consommateur – internaute adopte davantage un regard critique. "Les signalements mènent à des dossiers, et on tente de résoudre les choses. Mais si on ne signale pas, il est difficile pour les services compétents d’agir", note Eva De Bleeker.

Les cinq influenceurs, qui avaient posté sur leurs réseaux sociaux de fausses promotions douteuses dans le cadre de la campagne, participeront à faire passer le message.

 

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