Conseil national de sécurité: la marge de manœuvre des bourgmestres renforcée

"Nous devons agir au niveau national et au niveau local" a déclaré la Première ministre, Sophie Wilmès (MR), lors du Conseil national de sécurité de ce 23 juillet.

Dans le cadre des nouvelles mesures de confinement annoncées aujourd’hui, la Première ministre a souligné que c’étaient les bourgmestres qui étaient "compétents pour intervenir", et qu’ils le feront "dans leur cadre de décision, mais disposent d’une marge de manœuvre pour agir et réagir s’ils devaient observer un rebond dans leur ville ou leur commune".

Concrètement, les bourgmestres recevront un arrêté ministériel et une circulaire décrivant cette capacité additionnelle de prendre des dispositions "qui peuvent aller vers un durcissement mais pas vers plus de laxisme", comme l’a expliqué le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS).

Sophie Wilmès a également rappelé que des mesures ont déjà été prévues en cas de foyers locaux, et que certains bourgmestres avaient déjà pris des dispositions (une référence, notamment, au durcissement des règles décidé hier par le bourgmestre d’Anvers Bart De Wever -N-VA-).

Par ailleurs, "dans certains cas, des confinements locaux seront conseillés ou en tout cas possibles, comme cela a déjà été observé dans d’autres pays de l’Union européenne". Mais les bourgmestres devraient alors d’abord en référer au ministre de l’Intérieur, qui prendra la décision finale.

L’aval des autorités régionales

La Première ministre a néanmoins précisé que, si un bourgmestre voulait mettre en place des mesures supplémentaires, il devrait contacter les gouverneurs et autorités régionales, "afin que les mesures restent cohérentes dans l’ensemble du pays".

Enfin, elle a ajouté que les bourgmestres devraient s’occuper de la communication concernant les règles qu’ils souhaiteraient ajouter, et que même si l’arrêté du masque obligatoire entre en vigueur ce samedi, ils auraient du temps "pour s’adapter".

On reconnaît enfin le rôle de première ligne des bourgmestres

De son côté, Maxime Prévot (cdH) s’est dit “satisfait” de cette décision, car “on reconnaît enfin le rôle de première ligne que jouent les bourgmestres depuis le début de la crise”. Le bourgmestre de Namur plaidait pour un renforcement du rôle des maïeurs ces derniers jours, estimant qu’ils sont “les mieux à même de connaître les lieux publics ouverts et dans lesquels il peut y avoir un risque de reprise du virus”.

Maxime Prévot a finalement ajouté qu’il imposerait rapidement de nouvelles mesures dans sa ville conformément à cette décision fédérale, comme l’obligation du port du masque dans certaines zones, et la fermeture immédiate de certains établissements de l’Horeca qui ne respecteraient pas les horaires imposés ou la distance entre les tables.

 

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