Congrès FDF: "Le PS et le MR sont adeptes de l'idéologie de l'impuissance"

Plus de 500 militants ont pris part à ce premier grand rassemblement pré-électoral des Fédéralistes démocrates francophones consacré pour une large part aux 86 propositions du projet de programme électoral du parti dans le domaine socio-économique présentées jeudi dernier.

Comme pour les autres autres volets du programme, ces propositions sont encore soumises au débat interne jusqu'au conseil général du parti programmé en mars.

Le congrès a été consacré à plusieurs panels d'échanges au sujet des projets européen, wallon, bruxellois, social et économique de la formation amarante en vue des élections du 25 mai prochain.

Il a permis aux militants de faire la connaissance de leur tête de liste européenne, la juriste d'origine roumaine Cristina Coteanu, séduite, a-t-elle dit, par le projet fédéraliste des FDF et, pour certains d'entre eux, de l'ex-bourgmestre socialiste de Colfontaine Patrick Piérart, tête de liste des FDF pour la Région wallonne, dans l'arrondissement de Mons-Borinage.

Invoquant les six raisons de soutenir les FDF en Wallonie, celui-ci s'est fait l'auteur de l'équation chimique du jour, pour critiquer le rapprochement opéré par les présidents du MR et du CD&V: "MR + CD&V = N-VA".

Sa démonstration a abordé quelques grands axes du programme des FDF dans le sud du pays qui sera présenté d'ici deux semaines.

"Plus préoccupés de satisfaire aux exigences nationalistes de la Flandre en scindant BHV, en régionalisant des pans entiers de la sécurité sociale, et en portant atteinte à la solidarité interpersonnelle, le gouvernement Di Rupo a donné tous les arguments à la N-VA pour s'imposer au nord du pays. Il ne s'est pas attaqué aux défis sociaux et économiques, surfant sur la vague de l'illusion et de l'éphémère", a affirmé M. Maingain à la fin du congrès.

Il a reproché au gouvernement fédéral d'avoir trompé l'électeur en escomptant une économie budgétaire de 800 millions d'euros via des mesures d'exclusion du chômage et en faisant croire que les 15 millions d'euros affectés à tous les CPAS du pays suffiront pour compenser la charge que cette mesure va leur coûter dans le cadre du Revenu minimum d'Insertion.

De leur côté, les FDF mettent en avant des priorités socio-économiques basées sur une justice fiscale qui favorise les revenus du travail et la croissance et vise à préserver une haute protection sociale sans promettre de "raser gratis", a encore dit M. Maingain.

Pour le président des FDF, "il faut avoir le courage de dire qu'on ne pourra pas préserver une haute protection sociale en Europe s'il n'y a pas un allongement du temps de travail. C'est exigence d'un nouveau progrès social".

Les Fédéralistes démocrates francophones entendent repenser la sécurité sociale en partant notamment des principe d'une contribution de tous les types de revenus et de l'individualisation des droits.

 


Belga

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