Congé parental: le SNI veut supprimer l'allocation; "provocation" répond la FGTB

Christine Mattheeuws, présidente du SNI
Christine Mattheeuws, présidente du SNI - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les congés parentaux ont de plus en plus de succès : près de 60 000 travailleurs y ont eu recours l'an dernier. Cette mesure coûte 150 millions d’euros par an au budget fédéral. C'est beaucoup trop, affirme le Syndicat neutre des indépendants (SNI), qui réclame la suppression pure et simple des allocations liées au congé parental. Et le SNI justifie cette mesure pour le moins radicale par le fait que les indépendants ne peuvent pas en bénéficier. Ces déclarations font bondir la FGTB qui parle de "provocation".

Pour le SNI, si le congé peut être préservé pour les salariés, l'allocation de 802 euro brut qui l’accompagne doit être supprimée, explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI: "La seule chose que nous demandons, c’est que l’on n’octroie plus une allocation qui est liée au congé parental". Ce que reproche surtout le SNI à cette mesure c'est qu'elle ne profite pas aux indépendants : "Je n’entends jamais dire qu’il soit dommage que les indépendants n’aient pas droit à un congé parental. Mais dès qu’on touche aux droits des travailleurs, tout le monde crie très fort que cela ne va pas du tout" remarque-t-elle.

FGTB: "Inacceptable"

Pour Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB, le congé parental a d'abord pour but de mettre fin aux discriminations entre hommes et femmes et d'assurer un milieu équilibre entre vie familiale et vie professionnelle : "L’attitude du SNI est incompréhensible autrement que par la volonté de tout le temps remettre en cause les avantages qui sont accordés aux travailleurs. Cette attitude ne peut pas être acceptable".

Et Marc Goblet d'espérer que le gouvernement Michel ne donnera pas suite à ce genre de propositions qui ne ferait que pourrir le climat social pour un bénéfice dérisoire.

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