Conflit Trump-Rohani: Charles Michel défend l'accord avec l'Iran

Après les attaques de Donald Trump contre l’Iran, le président iranien appelle l’Assemblée générale des Nations unies à ne pas céder au terrorisme économique. Charles Michel, premier ministre belge a réagi.

Charles Michel était le premier dirigeant européen à rencontrer Hassan Rohani après les échanges musclés entre ce dernier et Donald Trump: "Nous ne sommes pas naïfs par rapport à l’Iran, nous ne sommes pas naïfs par rapport au rôle régional que l’Iran joue ou tente de jouer. Dans le même temps, cet accord sur le démantèlement nucléaire en Iran est le fruit de très nombreuses années de négociations. C’est un accord qui donne un canal pour un dialogue politique, pour encourager les forces positives en Iran, qui sont prêtes à tenter de moderniser le pays, de renforcer l’économie du pays, et qui sont prêtes aussi à s’engager dans la voie de la désescalade sur le plan de la menace nucléaire".

"Par conséquent, on doit donner toutes les chances à cet accord, c’est le choix que nous avons fait avec d’autres leaders européens — Angela Merkel, Emmanuel Macron, Theresa May — et c’est le choix que je soutiens également. On ne peut pas accepter que ce soient les États-Unis qui décident quelles sont les régions dans le monde dans lesquelles les entreprises européennes peuvent faire du commerce et peuvent doper l’activité économique."

L’isolement diplomatique de Donald Trump

Le Premier ministre qui entend démultiplier l’influence de la Belgique une fois qu’elle siégera, dès janvier prochain, au Conseil de sécurité des Nations unies. Donald Trump a convoqué une réunion de cet organe aujourd’hui pour encore augmenter la pression sur l’Iran, avec le risque pour le président américain de révéler au grand jour son isolement diplomatique.

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