Concertation sociale: rencontres très discrètes entre syndicats et patrons

Kris Peeters, ministre de l'Emploi  et en charge de la concertation sociale est à l'origine de la réunion.
Kris Peeters, ministre de l'Emploi et en charge de la concertation sociale est à l'origine de la réunion. - © THIERRY ROGE - BELGA

Les représentants des syndicats et du patronat se rencontrent ce mercredi. Au menu, la concertation sociale en panne. Il s'agit de la deuxième entrevue sur le sujet.

Les sherpas des syndicats et des patrons s'étaient déjà réunis mardi. La rencontre portait sur les propositions, énoncées dans l'accord de gouvernement, relatives au chômage, aux prépensions et crédit-temps.

Une nouvelle réunion entre "sherpas" patronaux et syndicaux se déroule ce mercredi après-midi sur le sujet des prépensions.

La FGTB rappelle qu'à cette occasion, ses experts "écouteront les propositions du cabinet et des experts patronaux sans émettre d'avis ou de décisions". "Et ce tant que nous n'aurons pas une concertation sociale bipartite, entre patrons et syndicats, sur les aménagements de fin de carrière (RCC, crédit-temps et pension)", a précisé son secrétaire général, Marc Goblet.

La fédération des entreprises de Belgique (FEB) plaide  pour la discrétion, du moins au niveau des experts. "Plus on en parlera, moins les chances de succès seront grandes", estime l'administrateur délégué de la fédération patronale, Pieter Timmermans. Quiconque souhaite une reprise du dialogue social "doit donner toutes leurs chances aux contacts informels" et contribuer à la recherche de solutions, souligne le patron de la FEB.

C'est Kris Peeters, ministre de l'Emploi, à ce titre en charge de la concertation sociale, qui est à l'origine de la réunion.

Tant les dirigeants des syndicats que des organisations patronales qualifient la rencontre de mardi de "cruciale".

Une première rencontre entre experts a eu lieu mardi.

"Il n'y a toujours aucune réponse, ni du gouvernement ni des patrons, sur les quatre priorités du front commun syndical c'est-à-dire le maintien et le renforcement du pouvoir d'achat par la liberté de négocier et la suppression du saut d'index; une sécurité sociale fédérale forte; un investissement dans la relance et des emplois durables et enfin, une justice fiscale", a regretté le syndicat socialiste.

Une nouvelle réunion est programmée jeudi pour discuter de l'harmonisation des statuts. Mais symboliquement, patrons et syndicats seront de nouveau à la même table, par experts interposés.

Belga

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK