Concertation: Kris Peeters, "facilitateur" social, entame sa mission

Kris Peeters, le nouveau "démineur" ou "facilitateur" social, entend mener sa mission dans la discrétion à partir de ce lundi. Sur les marges, les espaces de négociations qu'il entend explorer, il ne fait aucun commentaire. Forcément.

Mais il y avait tout de même cette petite phrase ce dimanche dans le "Zevende dag" de la VRT: "Les gens attendent que nous demandions très clairement un effort sur la fortune et je comprends très bien qu'ils nous disent on nous demandent des efforts, par exemple un saut d'index, pour créer de l'emploi, mais il faut quelque chose sur le capital, c'est une voie à explorer", a-t-il déclaré.

Autrement dit: une taxe déplacée du travail sur le capital. Une attente qui se manifeste, dit-il, dans l'opinion après l'affaire du Luxleaks et des montages permettant d'éluder l'impôt, ou encore l'affaire de la revente du groupe Omega Pharma par son patron flamand Marc Coucke, sans aucun impôt sur la revente de ses actions. Ce que l'ancien premier ministre CD&V Yves Leterme avait aussi dit dans la presse du week-end.

Majorité partagée

Sauf que l'idée d'une taxation sur le capital n'est pas partagée par les partenaires de majorité de Kris Peeters. "La Belgique doit-elle devenir N°1 de la taxation du capital? Ce n'est pas mon ambition", a dit Alexander De Croo (Open VLD) à la Libre.

Et Jan Jambon, vice-Premier N-VA, est sur la même ligne. "Cela ne se trouve pas dans l’accord de gouvernement. Nous allons réaliser l’assainissement des finances publiques par des économies et non de nouvelles taxes. Il va y avoir de la concertation sociale mais il y a des piliers de l’accord qui resteront", déclare-t-il.

La mission de Kris Peeters s'annonce très compliquée, voire impossible. Surtout si ce sont les membres du gouvernement eux-mêmes qui réduisent, avant même le début d'éventuelles, discussions ses propres marges de manœuvres.

Fabien Van Eeckaut

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