Kazakhgate: Armand De Decker invoque le secret professionnel pour ne pas répondre aux commissaires

Après avoir contesté formellement avoir "fait quoi que ce soit" pour favoriser le passage de la loi sur la transaction pénale, "à laquelle était favorable le collège des procureurs", l'ancien président du Sénat Armand De Decker a précisé à la commission "Kazakhgate" qu'il n'était intervenu dans le dossier que comme avocat, et non comme parlementaire. "Et en tant qu'avocat, je me dois de respecter le secret professionnel", a-t-il déclaré avant de quitter la commission.

Son intervention a duré moins de dix minutes en tout.

Très longuement photographié par la nombreuse presse présente, l'ancien président du Sénat et ministre MR, soupçonné d'avoir joué de son influence pour faire modifier la loi afin d'en faire profiter l'homme d'affaires belgo-kazakh Patokh Chodiev, a d'abord déclaré son "attachement à la fonction parlementaire", "raison pour laquelle je tenais à me présenter", a-t-il exprimé.

Il s'est dit choqué par la façon dont il avait été mis en cause par la Commission, et a contesté formellement les faits qui lui étaient reprochés. "Je ne suis pas intervenu en quoi que ce soit pour favoriser le passage de cette loi" a-t-il affirmé.

Il estime toutefois que ce n'est "certainement pas" devant la commission d'enquête qu'il va s'en justifier, et ce d'autant qu'ils concernent "uniquement" sa fonction d'avocat et non celle de parlementaire.

Une charge qu'il occupe "depuis bien plus longtemps encore", "depuis 1973". Les parlementaires qui occupent aussi une fonction d'avocat sont légion, a-t-il rappelé, avançant que cette fonction d'avocat l'oblige au respect du secret professionnel. Ce qui l'empêche selon lui de répondre aux questions des commissaires. Rideau. 15h15. La montagne de l'audition d'Armand De Decker a accouché d'une souris.

 

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK