Comment lutter contre le harcèlement de rue et les intimidations sexuelles dans l'espace public ?

Comment lutter contre le harcèlement de rue et les intimidations sexuelles dans l'espace public? Grâce à "J500"
Comment lutter contre le harcèlement de rue et les intimidations sexuelles dans l'espace public? Grâce à "J500" - © Chris Whitehead - Getty Images

Comment lutter contre le harcèlement de rue et les intimidations sexuelles dans l'espace public? Cinq cents jeunes belges et espagnols y ont apporté mardi une réponse pratique, déclinée en cinq points primordiaux, au cours de l'événement en ligne "J500" mené par les sections belge et espagnole de l'organisation Plan International. Au premier rang de ces priorités: l'éducation.

Ils et elles viennent de Madrid, Bruxelles, Anvers, Séville, Charleroi, Barcelone. Partout, leur constat est le même: une sortie en rue est souvent parasitée par des comportements sexistes envers les filles et les femmes. Des sifflements, des flirts non désirés, des regards, des attouchements.

Répondre au harcèlement en ville, cela commence à l'école, estiment les 500 jeunes âgés de 15 à 24 ans qui ont participé mardi à J500. Ils plaident dès lors pour l'intégration dans le programme scolaire d'un cours dédié à l'égalité de genre. Celui-ci aborderait à chaque étape du parcours scolaire la sexualité, les privilèges et violences liés au genre.


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Outre la sensibilisation, ces jeunes belges et espagnols demandent également un soutien disponible immédiatement dans les écoles, grâce à des psychologues et autres professionnels. Seules 7% des victimes de harcèlement sexuel se confient à un psychologue, ressort-il d'une étude menée fin 2019 par Plan Belgique auprès 700 jeunes âgés de 15 à 24 ans originaires de Bruxelles, Anvers et Charleroi. Les premiers confidents sont les amis (48%) et la famille (27%). Très peu vont voir la police (6%).

Les jeunes de J500 recommandent également d'installer dans l'espace public des affiches pour aider les témoins de harcèlement sexuel à réagir et de créer des "espaces refuges" dans les zones de loisirs.

Alors que de nombreux jeunes se sentent en insécurité dans les transports publics, le panel propose d'y renseigner un numéro d'urgence spécifiquement dédié au harcèlement sexuel pour permettre une intervention rapide des services de sécurité.


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Enfin, les jeunes demandent une plus grande place dans ce débat de société, avec le développement d'une plateforme en ligne où ils pourraient donner leur avis et proposer des solutions.

Ces cinq priorités seront intégrées par Plan International dans un guide pratique à destination des villes européennes, afin d'aider ces dernières à lutter contre le harcèlement sexuel.

 

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