Comment la Belgique contrôle-t-elle les masques commandés pour lutter contre le coronavirus?

Comment la Belgique contrôle-t-elle les masques commandés pour lutter contre le coronavirus?
Comment la Belgique contrôle-t-elle les masques commandés pour lutter contre le coronavirus? - © Tous droits réservés

25 millions de masques chirurgicaux et 10 millions de masques FFP2/3. Voilà le nombre de masques que la "taskforce shortages" dirigée par le ministre Philippe De Backer a commandés vendredi dernier. Après les nombreux problèmes dans les commandes de masques, le cabinet du ministre en charge de la taskforce coronavirus explique qu'il fait "tout son possible". Il ajoute néanmoins qu'"il y a toujours un risque que quelque chose tourne mal avec une commande". Comment ça se passe concrètement? 

Le processus est divisé en plusieurs étapes. "Nous contrôlons en avance si les entreprises auprès desquelles on décide de commander répondent aux normes et s’ils disposent des certificats nécessaires", explique le cabinet du ministre De Backer dans un communiqué. 

Le gouvernement observe aussi le bilan de ces entreprises : à quelles autres organisations l’entreprise a-t-elle livré? "S’il n’y a pas suffisamment de sécurité ou de garantie, nous demandons au fournisseur d’envoyer des échantillons. Nous les contrôlons dans nos laboratoires belges avant de passer une commande."

Contrôle à la livraison

Au moment de la livraison, le Service Public Fédéral Economie et l’Agence des médicaments contrôlent les produits livrés. S’il n’existe pas de conformité entre les produits et les documents en annexe, des échantillons sont analysés. "Ces échantillons sont à nouveau testés dans les laboratoires belges. Seulement si toutes les conditions en matière de qualité et de sécurité sont remplies, le matériel de protection est réparti selon la clé de répartition par le Risk Management Group. Si la qualité semble être insuffisante, les lots sont refusés", ajoute le cabinet.


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Si la qualité des masques est suffisamment bonne, ils sont reclassés comme masques de protection. "Cela permet de les réutiliser sur le terrain, bien entendu pas par les personnes qui entrent en contact direct avec des patients contaminés avec le COVID-19. Le SPF Economie et l’Agence des médicaments fournissent une attestation séparée qui indique clairement la qualité des masques", précise le communiqué.

Il est impossible de contrôler tous les masques

C'est le gouvernement fédéral qui centralise les commandes passées par les régions. Ensuite, ces commandes seront réparties selon une clé de répartition déterminée par le Risk Management Group. "Nous recevons actuellement une grande quantité de livraisons avec différentes sortes de masques. Même avec le système de contrôle décrit ci-dessus, on ne peut pas exclure le fait qu’un lot de moindre qualité passe quand-même. Il est impossible de les contrôler tous séparément. Dans ce cas, le lot est rappelé immédiatement et sans exception", conclut le cabinet dans le communiqué.