Comité de concertation : réouverture complète des bars et restaurants le 9 juin, jusqu’à 22h (23h30 en terrasse)

Depuis le 8 mai, les bars et restaurants peuvent servir des clients en terrasse. A partir du 9 juin, les clients pourront aussi s’attabler à l’intérieur des établissements du secteur Horeca. Le Comité de concertation réuni ce mardi 11 mai a validé cette date. Fermés depuis mi-octobre, les bars et restaurants attendaient depuis longtemps cette autorisation de réouverture.

Ce sera le 9 juin, pas avant

Les exploitants de restaurants et bars devront encore attendre environ quatre semaines avant de pouvoir accueillir des clients à l’intérieur de leurs établissements. Depuis plusieurs semaines, le secteur Horeca plaidait pour avoir des perspectives de réouverture. Plusieurs organisations professionnelles représentant le secteur avaient plaidé pour avoir des perspectives claires à l’issue de ce Comité de concertation. Souvent, c’était la date du 1er juin qui était espérée. "Le 1er juin doit constituer le cap à viser", avait tout récemment demandé le SNI, Syndicat neutre pour indépendants. Le Comité de concertation ne les suit pas, puisqu’il a décidé de décaler au 9 juin la date de réouverture des bars et restaurants. Le 9 juin est la date qui a d’ailleurs été choisie pour toute une série de nouveaux assouplissements.

Protocole sanitaire strict et contrôle de l’efficacité de la ventilation

A l’image de ce qui avait déjà été pratiqué il y a un an lors de la réouverture des établissements de l’Horeca après le premier confinement, l’accès des clients aux tables situées à l’intérieur se fera moyennant le respect de conditions strictes.

Le nombre de convive à table est, comme pour les terrasses, plafonné à quatre personnes. Ce nombre pourra être plus élevé si les personnes font partie du même foyer.

Les groupes devront être séparés d’1,5 mètres.

Le protocole sanitaire précis doit encore être confirmé mais, selon toute vraisemblance, comme c’est déjà le cas en terrasse, le personnel devrait porter le masque. Ce devrait être aussi le cas pour la clientèle en cas de déplacement à l’intérieur de l’établissement. Ces déplacements devraient être limités : accès aux sanitaires ou paiement à la caisse. Comme c’est déjà le cas depuis l’ouverture des terrasses, le service au bar serait interdit.

Les bars et restaurants pourront accueillir des clients à l’intérieur entre 8 heures et 22 heures. Le service en terrasse pourra se poursuivre jusqu’à 23h30.

Lors de la conférence de presse qui a suivi le Comité de concertation, le Premier ministre a ajouté qu’il y aurait, à l’intérieur des établissements Horeca, "une obligation d’avoir un système de mesure visible" pour savoir connaître la teneur en CO2 de l’air et vérifier si l’établissement respecte les normes en vigueur. "Il y aura des contrôles", avertit Alexander De Croo. Dans une première phase, il s’agira de contrôles bienveillants, pour "coacher" les responsables des établissements Horeca. Ensuite, il y aura la possibilité, si les règles ne sont pas respectées de sanctionner.

En principe, cette date de réouverture du 9 juin reste conditionnée. Il faudra que le nombre de personnes hospitalisées en soins intensifs descende sous la barre des 500. Il faudra aussi qu’un certain pourcentage de vaccination soit atteint, en particulier auprès des personnes ayant des facteurs de comorbidité.

22 heures à l’intérieur, 23h30 en terrasse. "Quelle est la logique", s’interroge le SNI

La décision d’autoriser l’Horeca à rouvrir le 9 juin fait "sourciller" le SNI, le Syndicat Neutre pour Indépendants. Dans un communiqué, cet organisme se demande pourquoi le choix du 9 juin au lieu du samedi 5 juin. Le SNI s’étonne aussi qu’une distinction soit faite dans l’horeca entre les heures de fermeture à l’intérieur et sur les terrasses", 22 heures à l’intérieur et 23h30 en terrasse. "Pourquoi a-t-on fait une distinction ici ? Quelle est la logique ?" s’interroge le SNI. "Cela va provoquer beaucoup de problèmes et de la confusion. L’exploitant Horeca risque d’en être à nouveau la victime et devra peut-être faire la police, ce qui n’est pas de son ressort", conclut le syndicat.

Pour l’UCM, l’Union des Classes Moyennes, "le 9 juin semble encore bien loin pour les professionnels de l’horeca", comme pour d’autres professions. "Mais au moins une date précise existe, qui permet de se préparer à une reprise définitive", ajoute l’UCM.

A l’instar du SNI, l’UCM plaide pour une prolongation des mesures d’accompagnement. L’UCM insiste "pour que la question des aides fédérales et régionales soit éclaircie au plus tôt". "Le chômage corona et le droit passerelle en particulier doivent être prolongés au moins jusqu’à la fin de l’année, tout comme les possibilités de report de paiement", demande l’Union des Classes Moyennes.

 

La fédération des brasseurs satisfaite, mais prudente

Dans un  communiqué, les "Brasseurs Belges" accueillent positivement le "plan été" annoncé par le Comité de concertation.  Ils sont convaincus que "l’horeca peut servir d’espace d’accueil sécurisé et contrôlé, et ainsi renforcer l’adhésion aux mesures sanitaires".   

Pour cette fédération qui regroupe les brasseries belges,  la réouverture annoncée du 9 juin est une étape importante pour assurer l’avenir du secteur de l’horeca et brassicole.  Cependant, les Brasseurs Belges tiennent à rappeler que cette réouverture ne signifie pas pour autant la fin des difficultés financières.  "L’Horeca ayant dû fermer complètement pendant plus de six mois, la situation économique de très nombreux établissements et brasseurs reste précaire", précise la fédération.  La réouverture, avec des conditions strictes à respecter, ne permettra pas encore au secteur Horeca de tourner à pleine capacité. 

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