Comité de concertation : la douche froide aussi dans l’enseignement supérieur

Le Comité de concertation, vu l’évolution de l’épidémie et l’augmentation des contaminations et des hospitalisations, a décidé de reporter toutes les décisions d’assouplissement d’au moins une semaine.

Pour les étudiants et les responsables des établissements d’enseignement supérieurs, c’est une douche froide. Ils espéraient pouvoir reprendre les cours en présentiel, au moins 20% du temps, soit un jour par semaine. Rien n’est décidé dans ce sens aujourd’hui.

 

La FEF s’attend à devoir répondre à de nombreux étudiants déboussolés et demande des solutions rapides

Interrogée à chaud, quelques minutes après la conférence de presse faisant le point sur le Comité de concertation, la présidente de la FEF, la Fédération des Etudiants francophone, Chems Mabrouk rappelle que les étudiants attendaient de pouvoir reprendre les cours en présentiel, 20% du temps. Le fait de devoir encore attendre est "vraiment une douche froide", a déclaré Chems Mabrouk. "On attendait beaucoup de choses. On sait qu’il y a 60% des étudiants qui sont en décrochage scolaire, 80% qui sont fragilisés psychologiquement par la situation sanitaire. Aujourd’hui, la question du présentiel, ce n’est pas une envie, ce n’est pas un caprice, c’est une nécessité", explique Chems Mabrouk.

La présidente de la FEF s’attend à ce que les étudiants contactent la Fédération pour demander des explications sur les motivations de la (non) décision du Comité de concertation. "À nouveau, c’est compliqué de leur donner des raisons et tout le week-end, nos équipes vont s’atteler à répondre à ces centaines d’étudiants", réagit Chems Mabrouk.

La FEF attend des changements rapides. "Chaque jour compte. Le quadrimestre avance, les mémoires arrivent, etc. Il faut réellement trouver des solutions et pas juste nous dire bientôt, bientôt, bientôt. Ce n’est pas suffisant comme réponse", conclut la présidente de la FEF.

Les universités aussi étaient prêtes à reprendre les cours en présentiel

Déception aussi du côté des universités. Pour le recteur de l’UCLouvain, Vinent Blondel, c’est même "une très grande déception".

"On s’attendait à pouvoir reprendre lundi prochain ou le lundi suivant un certain niveau d’activité. Cela va être très difficile pour la jeunesse. C’est une attente à la fois des étudiants, des jeunes, mais aussi des professeurs, des assistants. Cela fait plus d’un an pratiquement que les cours sont radicalement réduits", poursuit Vincent Blondel.

L’UCLouvain se disait prête, avait mis en place une antenne de testing, un système de tracing pour retrouver les étudiants qui, éventuellement, auront été contaminés. A présent, il va falloir gérer l’attente et expliquer la situation pour que ceux qui ont à vivre ce nouveau report de la reprise d’activités plus normales puissent le faire.

Le recteur de l’UCLouvain espère aussi que, dans le futur, on pourra prendre en compte le fait que la santé est multiforme. "Il s’agit bien d’une santé physique, mais il s’agit aussi d’une santé mentale. La santé a plusieurs dimensions et toutes les dimensions doivent être prises en compte lorsque des décisions comme celles-ci doivent être prises", conclut Vincent Blondel.

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