Comité de concertation: création d'un groupe de travail sur les 500 euros par mois

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), demande le retrait pur et simple de la mesure.
Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), demande le retrait pur et simple de la mesure. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Un groupe de travail intercabinets a été installé sur la mesure des 500 euros de revenus mensuels défiscalisés dans le travail associatif et de l'économie collaborative, a-t-on appris ce mercredi à l'issue de la réunion du comité de concertation rassemblant les différentes entités du pays.

Cette mesure chère à l'Open Vld fait partie de l'accord budgétaire de l'été. Elle a été intégrée au projet de loi de relance économique du gouvernement fédéral, pendant à la Chambre. Durant la nuit, l'opposition qui s'est vu refuser la possibilité de retirer la mesure du projet de loi, a obtenu que le texte soit réexaminé en seconde lecture dans les commissions des Finances et des Affaires sociales, repoussant à plus tard l'entrée en vigueur de l'accord de l'été dont la réforme de l'impôt des sociétés. Les partenaires sociaux avaient exprimé à l'unisson leur opposition aux 500 euros défiscalisés lors d'une audition en commission de la Chambre.

La menace d'un conflit d'intérêt

Le PS a brandi la menace d'un conflit d'intérêt sur le sujet au départ du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ou plus certainement du parlement francophone bruxellois. Ce dispositif des 500 euros concerne les compétences des Communautés et la Fédération Wallonie-Bruxelles

Ce mercredi, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), est resté sur cette position. Il estime que nombre de matières concernées par la mesure ressortissent aux secteurs de la Fédération. Il demande le retrait pur et simple de la mesure du projet de loi de relance économique comme préalable à toute concertation. Ce sera le message porté au sein du groupe de travail.

"C'est un produit typique d'un gouvernement de droite 'plus plus'! Le Premier ministre s'obstine à vouloir le faire voter en l'état malgré les cartons rouges que lui ont adressés l'ensemble des partenaires sociaux, des syndicats jusqu'aux patrons. C'est du mépris pour les travailleurs", a vilipendé Rudy Demotte.

"Mais nous ne nous contenterons pas de promesses futiles ni d'une écoute distraite à nos revendications. Que ce soit clair: soit le dispositif est retiré de la loi pour permettre une concertation, soit nous irons au clash et au conflit d'intérêts. Ce retrait est un préalable non-négociable", a-t-il asséné

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