Comité de concertation ce vendredi : à quoi s’attendre ?

Les ministres du gouvernement fédéral et ceux des Communautés et Régions se retrouvent ce vendredi pour un Comité de concertation, prévu à 14 heures. Au menu : l’évaluation de la situation sanitaire et l’adéquation des mesures prises jusqu’à présent. Deux points devraient focaliser l’attention, la question des voyages et l’organisation dans les écoles.

Depuis le dernier Comité de concertation, la situation est préoccupante

Lors du dernier Comité de concertation, le 8 janvier, peu de décisions avaient été prises. La situation sanitaire n’avait pas permis aux autorités de relâcher la bride. L’horizon était resté bouché pour les métiers de contacts comme les coiffeurs. Les auto-écoles avaient été les seules à pouvoir reprendre leurs activités. Pour le reste, notamment en ce qui concerne les voyages, le Comité de concertation avait reconduit les mesures en vigueur, à savoir l’obligation de quarantaine et de tests de dépistage Covid au retour d’une zone rouge.

Cette fois, la situation sanitaire inquiète davantage les autorités. Depuis le 8 janvier, le variant britannique du Covid, plus contagieux a confirmé son entrée sur le territoire. A la Chambre, le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke, a parlé de danger. Des foyers de contamination importants ont été repérés, par exemple en Flandre occidentale à Houthulst ou en Province d’Anvers, à Edegem et Kontich, forçant à la fermeture d’écoles. On a aussi observé des fermetures d’écoles en Wallonie, à Ans.

Dans le cas de Edegem et Kontich, près d’Anvers, il a été établi que c’est une touriste belge, de retour de Suisse, en zone rouge, et n’ayant pas respecté la quarantaine qui est à l’origine du foyer de contamination.

Les voyages non essentiels sont sur la sellette

Devant le "danger", pour reprendre les mots du ministre de la Santé, que constitue le variant britannique du covid aujourd’hui, les voyages sont clairement mis sur la sellette.


►►► "Les variants étrangers ne sont ni plus dangereux, ni moins dangereux"


Dans le chef du Premier ministre, Alexander De Croo, il y a le souhait d’interdire les voyages non-essentiels. Une position qu'il a plaidée au sommet européen de ce jeudi, sans rencontrer d'objections de ses homologues. La Commission et le Conseil européen, eux, n'ont pas été jusqu'à l'interdiction et ont invité à "décourager" les voyages non-essentiels. Ce point, l’interdiction de certains voyages, devrait faire l’objet de discussions en Comité de concertation ce vendredi.

En effet, du côté des autorités, on a, jusqu’à présent "vivement déconseillé" les déplacements à l’étranger. Force a été de constater que cela n’a pas découragé tous les Belges. L’idée serait donc de frapper un grand coup avant les vacances de carnaval pour éviter d’avoir, comme après le congé de carnaval 2020, une flambée des contaminations en Belgique. Interdire les vacances à l’étranger pendant le congé de carnaval, notamment les séjours au ski, serait donc l’option des autorités. Un comité ministériel restreint a déjà examiné la question en début de semaine, mais a décidé de reporter toute décision au Comité de concertation de ce vendredi.  La piste qui serait sur la  table aujourd'hui serait celle d'une interdiction des voyages non-essentiels du 31 janvier au 1er mars. 

Organisation des écoles à l’approche des vacances de carnaval

L’autre point dont il sera question lors de ce Comité de concertation concerne les écoles. Dans la situation sanitaire actuelle, devant l’avancée du variant britannique du coronavirus, des écoles ont dû être fermées, en Flandre et en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Tant au nord qu’au sud du pays, les autorités en charge de l’enseignement ont examiné la situation. En Flandre, le ministre de l’Enseignement, Ben Weyts (N-VA) vient au Comité de concertation avec la solution flamande : mettre les élèves en enseignement à distance lors de la semaine qui précède le congé de carnaval.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, une réunion s’est tenue ce jeudi au cours de laquelle il a été estimé que la situation sanitaire était stable. A Bruxelles et en Wallonie, on prévoit donc de ne rien changer aux règles en vigueur actuellement. La semaine précédant le congé de carnaval, l’enseignement devrait continuer à se dérouler de manière hybride à partir de la 3e secondaire. Cela signifie que les élèves suivent les cours alternativement à la maison et à l’école. La Fédération Wallonie-Bruxelles n’exclut pas de devoir changer et passer à 100% d’enseignement à distance si l’épidémie devait s’aggraver.

D’autres points à l’ordre du jour ?

Les professions toujours à l’arrêt en raison du contexte sanitaire sont toujours dans l’attente d’une éclaircie. Du côté des coiffeurs, par exemple, on a demandé à avoir des "perspectives". Cependant, rien n’indique que le Comité de concertation sera en mesure d’en apporter.

Le Premier ministre, invité du JT 20/01/2021, plaide une interdiction des voyages non essentiels

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