Coalition miroir, l'idée du CD&V recalée par les partis francophones

La coalition miroir de Joachim Coens recalée par les francophones
La coalition miroir de Joachim Coens recalée par les francophones - © RTBF

Tels les insectes éphémères qui ne vivent que quelques heures, l’idée du CD&V de mettre en place une coalition miroir au fédéral a déjà du plomb dans l'aile. Pour résumer la proposition du président des chrétiens-démocrates flamands, Joachim Coens, il s’agit de prendre les partis de la majorité en Flandre et les partis de la majorité wallonne pour constituer la majorité fédérale… D’où le miroir, puisque la coalition fédérale serait le reflet exact des coalitions wallonne (PS, MR, Ecolo) et flamande (N-VA, CD & V, Open Vld).

Ce matin sur les ondes de la Première, le ministre wallon Willy Borsus ne cachait pas son scepticisme : "Je n’y crois pas. Le MR a toujours été favorable à la recherche de solutions mais une coalition miroir réunirait des partis qui, aujourd’hui, semblent ne pas vouloir négocier ensemble, le PS et la N-VA, Ecolo et la N-VA. Il y a la question de Bruxelles et cette piste a été dans la journée d’hier complètement incendiée. Donc je n’y crois pas mais laissons Koen Geens travailler."

Les Bruxellois montent au créneau

Quand Willy Borsus parle d’incendie pour évoquer les réactions des partis francophones, il n’a pas tort. A peine publiée par le journal De Morgen hier matin, l’idée a fait bondir les Bruxellois pour qui cette coalition miroir nie complètement Bruxelles (puisqu’elle se calque uniquement sur les gouvernements wallon et flamand). Sur twitter notamment, les réactions se sont enchaînées.

Pour le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, il s’agit d’une "fausse bonne idée".

Même virulence au cdH, ou tant le président, Maxime Prévot, que la cheffe de groupe au parlement bruxellois, Céline Frémault, ont pointé le fait qu'une coalition miroir revient à nier la réalité institutionnelle de Bruxelles.  

Pour la coprésidente d’Ecolo et le président de Défi, l’idée de Joachim Coens a des relents de confédéralisme.

On l’a compris, du côté des partis francophones, le rejet est unanime. De là à dire que l’idée de coalition miroir est déjà aux oubliettes, c’est tout de même aller un peu vite. A travers Koen Geens et sa mission royale, le CD&V a toujours les cartes en mains. Libre à lui de tester la proposition du président des chrétiens-démocrates flamands.

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