Co-voiturage: les utilisateurs wallons veulent plus de parkings

Co-voiturage: les utilisateurs, plus nombreux, veulent d'avantage de parkings
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Co-voiturage: les utilisateurs, plus nombreux, veulent d'avantage de parkings - © Quidos pour la Direction générale Mobilité et Voies Hydrauliques

En septembre dernier, la traditionnelle "semaine de la mobilité" a mis l’accent sur le co-voiturage. L’initiative a soulevé de l’enthousiasme, explique TaxiStop, un des opérateurs, qui a noté une vague d’inscriptions remarquable sur son site.

Le co-voiturage séduit donc quelques milliers de Wallons. Mais certains se plaignent: l’infrastructure ne serait pas adaptée; il manquerait de parkings.

Plus que le train

Le co-voiturage n’est plus si marginal qu’on pourrait l’imaginer. En Wallonie, ceux qui travaillent dans les entreprises d’une certaine taille choisissent d’ailleurs ce mode de transport encore plus volontiers que le bus ou le train. Même si cela ne fait encore que 4% des déplacements, loin derrière la voiture en solo! Le corollaire de cette situation, c’est que les utilisateurs, plus nombreux, veulent d’avantage de parkings réservés.

Besoin de parkings adaptés

Le dernier recensement en Wallonie fait état, sur les 28 parkings officiels dédiés au co-voiturage, d’environ 1 400 places disponibles. La Direction Générale des Routes explique bien qu’à côté de ces places officielles, il y a aussi les stationnements bitumés en bord de chaussée qui permettent de doubler ce chiffre. Les spécialistes notent aussi que la plus grande partie de ceux qui pratiquent le co-voiturage partent de leur domicile privé. Il n’empêche: l’intention de la Région wallonne semble bien de créer d’avantage d’emplacements dédiés au co-voiturage à proximité des grands axes.

C’est en effet essentiellement là qu’est la demande, le co-voiturage étant d’abord le moyen de se rendre au travail vers les grands pôles d’emplois : Bruxelles, Liège, Charleroi ou le Luxembourg.

De 300€ à plus de 3 000€

Pour répondre à la demande et étendre son réseau, le Service Public de Wallonie a décidé privilégier les partenariats avec les entreprises. Aménager une place réservée par exemple sur le parking existant d’une grande surface coûte environ 300€. Construire de toutes pièces, en revanche peut revenir 10 à 15 fois plus cher. Le dernier appel d’offre qui a été lancé compte donc sur le partenariat avec le privé pour rencontrer la demande des usagers.

Avec l’espoir d’ailleurs que les co-voitureurs passent de 4 à, si possible, 25% des usagers. C’en serait alors, paraît-il, fini des embouteillages.

Signalisation adéquate

Encore faudra-t-il soigner la signalisation des parkings de co-voiturage! La Wallonie a quelquefois dégagé des budgets importants pour satisfaire la demande des utilisateurs là où aucune autre solution n’était possible. Mais il est arrivé qu’elle omette de le leur dire. On songe notamment au parking de Thorembais sur la E411: 90 places construites mais, jusqu’il y a peu, délaissées au profit de stationnements à proximité de la bretelle d’autoroute: le lieu n’était tout simplement pas bien signalé.

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