Coprésidence Ecolo: "Il faut être directement opérationnel pour transformer l'essai"

Avec Jean-Marc Nollet, Stéphane Hazée et Philippe Henry, Georges Gilkinet fait partie des candidats favoris et "disponibles" pour succéder à Patrick Dupriez à la coprésidence d'Ecolo, le temps d'un intérim. Se voit-il déjà dans le costume ? "Je l'ai dit, je suis disponible, mais nous sommes plusieurs à l'être", répond le Namurois, invité de Matin Première ce mardi.

"Quelle que soit la décision de Zakia (Khattabi, NDLR) – puisqu'elle lui appartient –, je pense que ce sera bien", poursuit-il. La coprésidente d'Ecolo consulte toujours, candidats potentiels et sages du parti. "On s'est parlé", confirme Georges Gilkinet.

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La proposition de Zakia Khattabi sera soumise cette semaine à l'assemblée générale du parti. Le candidat retenu s'engagera alors pour "un contrat à durée déterminée, pour six mois, pour mener à bien la prochaine campagne, la prochaine bataille".

"Il faut être directement opérationnel pour mener Ecolo à la prochaine victoire, pour transformer l'essai, la vague verte", commente encore le député fédéral. "Il faut un profil aguerri."

"Nous sommes sur notre propre orbite"

Après les élections communales et provinciales, les Verts espèrent voir la vague muer en raz-de-marée lors du super scrutin de mai 2019. Et ils ne s'en cachent pas. "Nous sommes sur notre propre orbite, s'engoue Georges Gilkinet. Aujourd'hui, Ecolo est un parti pivot : il ne regarde pas les autres, ce sont les autres qui doivent regarder ce que nous proposons."

Davantage de maisons communales se sont verdies au lendemain du 14 octobre : de six bourgmestres en 2012, les Ecolo sont passés à dix. Et peut-être auraient-ils pu entrer dans plus de collèges, parfois trop réticents à embarquer dans certaines coalitions ? "Ecolo est prêt à prendre ses responsabilités, parce que l'électeur nous a donné un poids significatif. Mais, parfois, ce sont des coalitions rétrogrades, type Publifin, qui se mettent en place. Donc nous sommes prêts à y aller, mais quand les conditions sont réunies."

"Pour nous, poursuit Georges Gilkinet, la condition est de pouvoir travailler dans un rapport de confiance et faire avancer nos propres priorités. Nous ne sommes le petit frère, la chapelle, l'annexe d'aucun parti. Nous sommes aujourd'hui un parti majeur et nous analysons chaque situation. (...) Et nous trouvons des partenaires de tout type – rouge, orange, bleu ou indépendant – pour faire le travail."

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