CNS : l'organisation d'évènements privés se cale sur l'horeca, à condition d'être confiée à un professionnel

Un nouvel élan pour l'événementiel figé dans la crise du coronavirus?
Un nouvel élan pour l'événementiel figé dans la crise du coronavirus? - © Navee Sangvitoon / EyeEm - Getty Images/EyeEm

C’est un secteur qui crie son désarroi depuis le début de la crise. Les mesures annoncées aujourd’hui suite au Conseil national de sécurité signifient-elles la fin du tunnel pour les organisateurs de concerts, d’événements, de mariages, de salons, de spectacles et on en passe ?

Réponse en deux temps, car les règles annoncées sont différentes selon qu'il s'agit d'un évènement public ou privé.

Pas encore la grande foule pour les évènements publics

Pour les évènements publics (concerts, salons, foires, spectacles,...), il faut encore un peu patienter. Les mesures ne changeront pas tout de suite. Elles prévoient toujours un public limité à 200 personnes (assises) pour les événements ayant lieu à l’intérieur et à 400 pour ceux ayant lieu à l’extérieur (le guide sectoriel actuel reste d’application).

Ce qui n’est pas sans poser des problèmes de rentabilité, comme le soulignait par exemple la directrice de la salle de spectacle de Forest National, Coralie Berael : "Autoriser 200 personnes en intérieur, pour nous, cela ne sert à rien. Il serait temps de réfléchir à des chiffres au prorata de la capacité de chaque salle".

Mais ce n’est apparemment qu’une question de temps. La Première ministre Sophie Wilmès l’a annoncé : ces règles seront bientôt adaptées. "Nous avons demandé au Celeval de se concerter avec les ministres compétents des différents secteurs de manière à revoir les règles. Le but étant d’offrir à tous les secteurs une certaine stabilité et une prévisibilité mais, et c’est important aussi, il faut permettre à ces secteurs de se relever après la période de pandémie tout en protégeant la santé des personnes", a-t-elle ainsi précisé.

Rappelons qu’une certaine souplesse était déjà possible via des dérogations accordées par les autorités locales. Pour le secteur culturel, la ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles Bénédicte Linard (Ecolo) avait ainsi prévu un protocole générique pour guider les décisions des bourgmestres. A Ixelles par exemple, c’est ce type de dérogation qui a permis au Théâtre de la Toison d’Or d’utiliser un auditoire de l’ULB pour le spectacle de l’humoriste Guillermo Guiz, permettant d’aller bien au-delà de la limite de 200 personnes. La distance entre ces dernières avait par ailleurs été revue pour passer de 1,5 mètre à 1 mètre à partir du premier septembre, le port du masque étant toujours resté obligatoire par ailleurs.

Plus de souplesse pour les évènements privés

Concernant les événements de type "privés" (réceptions et banquets, par exemple pour des mariages), les règles étaient déjà différentes : depuis le précédent CNS, 10 personnes maximum étaient autorisées (c’est-à-dire les personnes vivant sous le même toit avec 5 personnes supplémentaires, exception faite des enfants de moins de 12 ans). Une règle qui avait entraîné l’annulation de nombreuses cérémonies et plongé les professionnels gravitant autour de ce type d’événements privés dans de grandes difficultés.

Revoir le reportage du JT sur l’annulation des mariages (27 juillet) :

A ce niveau, la Première Ministre a annoncé une évolution qui dépend de l’organisateur de l’événement. Si l’on organise soi-même une fête ou un événement à caractère privé, la règle ne change pas. Mais si on en confie l’organisation à un professionnel, celui-ci pourra désormais suivre le même protocole que dans l’horeca. Ce qui signifie en particulier qu’il n’y a pas de limite au nombre d’invités (tout dépend de la capacité de la salle) mais que ceux-ci doivent être répartis par table de dix convives maximum, comme dans les restaurants.

Quant aux soirées dansantes, elles restent interdites pour le moment.

Voir les déclarations de Sophie Wilmès à propos de l'organisation d'évènements : 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK