Climat: "Nous allons mettre une pression énorme sur la N-VA", dit Nicolas Van Nuffel

C'est en principe aujourd'hui que la COP 24 se termine à Katowice, en Pologne, même s'il est de tradition de déborder un peu sur le week-end avec des tractations finales toujours un peu plus longues que prévu.

L'enjeu de cette COP est de de savoir comment les États vont appliquer l'accord de Paris, autrement dit comment ils vont contenir le réchauffement climatique en dessous d'une hausse de 2 °C d'ici 2100.

Il y a deux semaines, 70.000 personnes se sont rassemblées à Bruxelles lors de la marche pour le climat. Deux jours après, la Belgique a rejeté deux directives européennes sur l'efficacité énergétique. En cause, le désaccord entre les Régions. La ministre fédérale, Christine Marghem, l'affirme en disant que c'est plutôt la Flandre qui pousse les ambitions belges vers le bas.

Qui bloque la situation?

Pour Nicolas Van Nuffel, un des organisateurs de la marche pour le climat, "ce n'est pas la Flandre qui bloque, c'est un parti".

"Disons les choses telles qu'elles sont. On a beaucoup répété autour du 2 décembre qu'une des choses principales que nous voulions, c'est que la Belgique rejoigne la liste des pays qui annoncent qu'ils veulent réduire de 55% — plus de moitié — leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Aujourd'hui, la Région bruxelloise a clairement dit oui, on entend le ministre Crucke prendre clairement position dans ce sens-là, et maintenant que la N-VA a quitté le gouvernement fédéral, on s'apprête à un débat au Parlement, puisqu'il n'y a plus de majorité. Il n'y a plus de majorité en soutien au gouvernement maintenant, donc il va y avoir un débat la semaine prochaine au Parlement fédéral pour aller dans ce sens-là. Qui bloque aujourd'hui ? C'est la NV-A, insurgée depuis le gouvernement flamand, c'est clair."

Mais ce n'est pas pour autant qu'il considère que la Flandre est climato-sceptique. "On n'est pas encore arrivé à ce point-là."

"Mettre une pression énorme sur la N-VA"

Pour lui, il y avait un réel équilibre dans la marche pour le climat, "ce n'était pas que des francophones". "Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est mettre une pression politique pour que le gouvernement flamand et le gouvernement fédéral, qui est en train de bouger mais qui n'a pas encore agi, prennent un acte clair, qui est de dire: "nous sommes un pays qui va être du côté de l'ambition", et pour reprendre les mots de Charles Michel, "du bon côté de l'Histoire".

La Belgique n'a plus de plan national énergie climat depuis 2012, et pour respecter l'accord de Paris, "il faut un plan qui respecte les 55%, une loi spéciale sur le climat, une loi qui ancre les objectifs et qui ne puisse pas être renversée facilement par les changements de majorité."

"Et pour cela", il insiste, "nous allons mettre une pression énorme sur la N-VA parce qu'elle doit aussi entendre les citoyens".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK