Climat: la N-VA torpille l'accord obtenu par... le gouvernement flamand

La N-VA torpille l'accord obtenu par la ministre flamande de l'Environnement
La N-VA torpille l'accord obtenu par la ministre flamande de l'Environnement - © Belga

L'accord belge sur le climat, annoncé en grande pompe ce weekend, a déjà du plomb dans l'aile. La N-VA n'en veut pas.

Ce weekend, les régions et le fédéral s'étaient mis d'accord sur une position commune à un mois de la conférence internationale sur le climat COP 21 à Paris. Les quatre ministres belges qui ont négocié devaient encore faire approuver par leur gouvernement.

Mais pour la N-VA, l'accord de ce weekend est trop déséquilibré, inacceptable : "Un accord est nécessaire, mais pas de cette manière", a déclaré le parti nationaliste dans plusieurs quotidiens néerlandophones. La N-VA est particulièrement critique concernant le compromis obtenu par la ministre flamande de l'Environnement, Joke Schauvliege (CD&V). Celle-ci aurait outrepassé son mandat de négociations sur plusieurs points, estime le parti nationaliste flamand pourtant à la tête du gouvernement flamand.

Pourtant les négociations entre Flandre, Wallonie, Bruxelles, et fédéral ont duré 6 ans. Il y a eu un coup d'accélérateur pour être prêt pour la COP 21. Les quatre ministres compétents se sont mis d'accord sur la réduction de gaz à effet de serre ; sur qui produit combien d'énergie renouvelable ; et tout le monde se met d'accord sur la répartition exacte des efforts à faire en Belgique.

Puis, chaque gouvernement analyse en détail le texte, et là, c'est la douche froide.

La N-VA, le principal parti du gouvernement flamand, est très critique sur les revenus des quotas CO2, notamment. La N-VA veut au moins 56% du pactole. L'accord ne prévoit que 50%.

Le parti nationaliste critique aussi les engagements pris en matière d'énergies renouvelables : la N-VA ne veut en produire que 10%, l'accord en prévoit 10,5%. Parallèlement, le parti s'insurge aussi de la baisse de la part d'énergie renouvelable que doit atteindre la Wallonie en 2020, qui passe de 12,5% à 11,5%.

Le texte doit être approuvé formellement par le gouvernement flamand vendredi. Dans l'état actuel des choses. Cela semble compromis. Le Fédéral et les autres Régions pourraient toutefois être peu enclins à accepter les exigences de la Flandre si celle-ci rejetait l'accord actuel.

Marghem poursuit ses efforts

La ministre fédérale de l'Energie, Marie-Christine Marghem, continue à oeuvrer à un accord sur la répartition de l'effort climatique, a-t-elle indiqué mardi.

"Nous travaillons de façon correcte et nous allons continuer à le faire. Le but, c'est l'accord", a souligné Marie-Christine Marghem, en marge d'une réunion de commission.

La ministre fédérale a fait remarquer qu'il ne s'agissait encore que d'un "projet d'accord". "Un projet d'accord n'est pas un accord finalisé. Nous savions qu'il y avait une marge de discussion, qui est en train de se faire", a-t-elle dit.

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