Claude Rolin: "Le cdH, c'est un choix du coeur et de la raison"

Claude Rolin (cdH)
Claude Rolin (cdH) - © Archive RTBF

Passé du monde syndical au monde politique, Claude Rolin affirme à la RTBF qu'il continuera le même combat mais sur un autre terrain: l'Europe. A l'avenir, il compte bien faire aussi entendre sa voix sur le type de coalition à laquelle le cdH pourrait participer au niveau fédéral.

Claude Rolin quitte son poste de secrétaire général de la CSC pour figurer en tête de la liste cdH pour le parlement européen. "Je suis convaincu que le cdH met le dialogue social et la concertation au cœur de sa volonté d’avancer sur une autre politique européenne. Quelque part, cela fait partie de mes chromosomes ; je me sens bien au cdH" explique-t-il au micro de Bertrand Henne.

Mais il s’agit bien "d’une décision individuelle", insiste-t-il : "Ce n’est pas comme responsable de la CSC que je me mets sur une liste. Je considère toujours que l’avenir d’une organisation syndicale, c’est bien dans son autonomie par rapport aux partis politiques".

"Un choix du cœur et de la raison"

Pour Claude Rolin, "le cdH, c’est un choix du cœur et de la raison. Du cœur parce que le projet humaniste est quelque chose auquel je tiens : mettre la personne au centre de toutes les politiques. De raison aussi : voir comment on peut faire réellement évoluer les choses, comment on peut faire bouger les lignes en Europe".

"Combattre la crise par des politiques d'austérité tous azimuts, ça ne fonctionne pas. Ce qu'il faut faire en Europe, c'est investir dans l'économie pour qu'elle redémarre dans des emplois durables, dans une croissance intelligente" poursuit Claude Rolin. Le cdH fait partie du groupe PPE au parlement européen. "Clairement, dans le PPE, il y a une série de personnalités dont je ne partage pas les options et il y a une série de partis qui sont très à droite. Un parti comme le PPE a ratissé beaucoup trop large, et ça ne donne pas quelque chose de très cohérent au niveau politique" dit Claude Rolin. Mais il continuera à se battre contre les politiques d'austérité, promet-il: "Peut-être que pour certains, je serai un petit caillou dans le fond de leur soulier. Tant mieux, cela permettra de faire bouger les choses".

Un aller simple

Même si "la priorité des priorités" sera l’Europe pour Claude Rolin, il compte bien faire entendre son point de vue sur le type de coalition à laquelle le cdH pourrait participer au Fédéral après le scrutin du 25 mai : "Si demain c’est un programme qui fait encore plus mal à celles et ceux qui n’ont pas d’emploi parce qu’ils sont victimes de la crise, ce sera ‘non’ pour moi".

Claude Rolin indique qu’il n’a eu aucun contact avec la députée européenne Anne Delvaux, et qu’il n’est pas intervenu dans les engagements qui ont pu être faits en leur temps au sein du cdH. Il l’affirme : son passage du monde syndical au monde politique "est un aller simple ; c’est une des règles de la CSC. A partir du moment où j’ai abandonné mes mandats de secrétaire général, je deviens un acteur sur le champ politique. Je l’assume pleinement ; c’est un changement de terrain mais pas un changement de motivation".

A.L. avec B. Henne

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