Cieltje Van Achter (N-VA): "Pour moi c'est clair, la Belgique est devenue ingouvernable"

Interrogée sur La Première, la vice-présidente de la N-VA Cieltje Van Achter explique pourquoi il a fallu attendre si longtemps avant que les négociations pour la formation d’un gouvernement flamand débutent : "L’informateur (Bart De Wever) a voulu tester toutes les possibilités qui sont autour de la table, et il a tenu à avoir un respect pour le signal donné par les électeurs flamands. Cela a pris du temps. Est-ce que c’est du temps perdu ? Non".

La N-VA aurait-elle pu faire une coalition avec le Vlaams Belang ? "Cela n’a pas été envisagé", selon elle. Il n’y avait pas de majorité numérique à deux et "il n’y a pas d’autre parti qui veut gouverner avec le Vlaams Belang. Et on a vu que le Vlaams Belang continuait de faire de la propagande : si on veut négocier, il faut montrer aussi que l’on veut gouverner".

Alors que des observateurs soulignent le caractère dur de la note du formateur, et y ont trouvé des accents qui font penser au discours du Vlaams Belang, Cieltje Van Achter explique : "La Flandre pour nous doit être inclusive et chaleureuse et notre note donne la volonté d’une communauté forte, qui avance et qui essaie d’avoir tout le monde au travail. Je vois une Flandre ambitieuse dans la note de Bart De Wever, évidemment le monde change et on veut prendre ça comme un atout".

"La Belgique est devenue ingouvernable"

"Les Flamands ont voté pour être plus sélectifs et vraiment demander aux étrangers qui arrivent ici de s’intégrer, d’apprendre les langues, de chercher un travail. On a aussi comme priorité d’avoir un pays fort en matière d’innovation pour le climat", insiste-t-elle.

En ce qui concerne l’avenir du gouvernement fédéral, la vice-présidente de la N-VA lance un nouvel appel au PS à discuter : "Nous sommes 80 jours après les élections, on a eu une seule réunion. Le PS ne veut pas nous parler, à part le tweet de Elio Di Rupo. Pour nous c’est une évidence que les deux grands partis de chaque région doivent se parler. Je ne dis pas que cela va aboutir à quelque chose, mais il faut au moins se parler".

"Pour moi c’est clair : la Belgique est devenue ingouvernable" dit-elle encore. "Pour nous il faut des réformes et le confédéralisme". Selon elle, repasser devant l’électeur ne serait pas une solution.

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