L'école d'administration publique est "loin d'être moribonde"

Christophe Lacroix: l'école d'administration publique n'est pas moribonde
Christophe Lacroix: l'école d'administration publique n'est pas moribonde - © BRUNO FAHY - BELGA

L'école d'administration publique de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles est "loin d'être moribonde", a assuré lundi le ministre wallon de la Fonction publique Christophe Lacroix, malgré le gel d'une provision de 250 000 euros et la perspective de deux années sans octroi de certificats.

Cette école, qui a ouvert ses portes en septembre 2013, a formé ou forme encore 140 personnes à des fonctions de top-managers des administrations et organismes d'intérêt public (OIP) wallons et francophones.

Le moratoire de deux ans annoncé sur les certifications concerne le gel de 250 000 euros de réserve prévue pour la formation des top-managers devant démarrer fin 2016, a précisé M. Lacroix en commission du parlement wallon.

A quelques exceptions près, "aucun secteur n'échappe aux économies", a rappelé celui qui est aussi ministre du Budget.

Ces réserves gelées seront ensuite rapatriées, accompagnées d'une remise à niveau des dotations avec indexation, selon ce dont débat actuellement le gouvernement, a-t-il précisé.

Pour les MR Hervé Jamar et Jean-Luc Crucke (MR) toutefois, cela constitue un coup de frein à un projet qui avait pourtant fait l'unanimité des partis.

Stéphane Hazée (Ecolo) reste pour sa part "perplexe" quant à la capacité du gouvernement de disposer d'un pool de candidats "le plus large possible pour lui permettre de faire le meilleur choix".

L'un des objectifs de ce dossier qu'avait porté le précédent ministre Jean-Marc Nollet (Ecolo) était en effet d'objectiver les nominations au sein de la fonction publique.

Or, la plupart des candidats sélectionnés proviennent déjà du SPW, d'OIP, de la Fédération ou des OIP, seuls sept venant du privé, a fait observer Hervé Jamar (MR). Il se demande si "comme à l'ancienne, on régularise des situations" par ce biais. L'école offre en effet "peu d'ouverture au privé", a relevé Dimitri Fourny (cdH).

Mais pour Christophe Lacroix, au-delà la polémique sur les 250 000 euros, l'école d'administration publique est actuellement dans une "phase de consolidation": elle élabore le plan des formations pour des "milliers d'agents du SPW et des OIP", et est donc "loin d'être moribonde ou vouée à une mort prochaine".

Elle emploie actuellement 21 personnes, pour un cadre devant atteindre à terme la cinquantaine.

Belga

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