Chr. Lacroix l'admet: l'administration fiscale wallonne est malade

Christophe Lacroix l'admet: l'administration fiscale wallonne est malade
Christophe Lacroix l'admet: l'administration fiscale wallonne est malade - © BRUNO FAHY - BELGA

L’administration fiscale wallonne va mal. Or, sans ces recettes perçues exactement, entièrement et à temps, la Région wallonne ne peut pas envisager de mener sa politique et les actions qu’elle estime nécessaires. Le ministre du Budget wallon Christophe Lacroix a donc été interrogé sur les manquements de l’administration, poétiquement baptisée DGO7 (Direction générale opérationnelle de la Fiscalité), et il annonce une reprise en main.

"Il y a des problèmes et, derrière les problèmes, il y a toujours des solutions." Christophe Lacroix le reconnaît sans ambages : l’administration fiscale wallonne va de travers. Depuis ses débuts, le service pèche principalement par deux côtés, selon le ministre. "L'absence d'un véritable management, mais j'entends par là une véritable équipe, et pas seulement une seule personne miracle. Et le deuxième problème, c'est la sous-estimation des moyens informatiques indispensables."

L’administration a été lancée en 2010. Son premier patron est décédé en 2011. En 2012, un nouveau directeur est désigné… avec des adjoints qui ne viendront jamais. Aucun inspecteur général n’est sélectionné avant juin 2014. Et quand cela est fait, le patron part à la retraite six mois plus tard. Il n’est toujours pas remplacé à ce jour. Parallèlement, les soucis informatiques se multiplient.

Préparation du terrain

À cela s’ajoute le transfert de compétences fédérales comme les taxes automobiles que la Région reçoit avec des impayés de plusieurs dizaines de millions. Bref, on ne peut pas dire que la DGO7 soit née sous les meilleurs auspices.

Heureusement, estime le ministre, le personnel est opérationnel et on est en train de recruter le futur patron et de lui préparer le terrain. "Mes équipes préparent en ce moment un état des lieux complet de la DGO7 afin de compléter le cadre actuel, mais aussi pour identifier les services en constat flagrant de manque de ressources, le cas échéant par réaffectation exceptionnelle temporaire."

Il reste à espérer qu’après le diagnostic et la prescription l’administration fiscale sera enfin requinquée. Ce serait une épine de moins dans le pied de la majorité, spécialement au moment où elle compte sur chaque euro des recettes.

T.M. avec Carl Defoy

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