Christine Mahy : " On a envie de vomir quand on voit ce qui se passe chez nous en matière d'asile "

Secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, Christine Mahy est ce samedi 17 décembre l’invitée du Grand Oral RTBF-Le Soir sur La Première. Elle mène une charge frontale contre le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (NV-A).

La secrétaire générale du Réseau wallon qui rassemble pas moins de 36 associations dit sa " terrible émotion " face à la situation à Alep en Syrie. Elle commente aussi l’attitude du secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (NV-A), qui refuse d’accorder un visa à une famille syrienne d’Alep. " Je ne sais pas si on se rend compte dans quel abîme humain ou inhumain on est ", s’étonne Christine Mahy qui parle de " moment sociétal abject ".

Une crise de l’accueil

" J’ai mal aux tripes car on touche aux fondements essentiels de l’organisation d’une société solidaire ", explique-t-elle. Pour Christine Mahy, le refus d’accorder ce visa est la partie émergée d’un iceberg : " Ce qu’il y a derrière, c’est de la désinformation par rapport à l’asile car ce que l’on vit, c’est une crise de l’accueil, pas de l’asile. L’attitude du gouvernement fédéral dans ce dossier, j’ai difficile à ne pas la qualifier d’extrême droite ", affirme-t-elle.

Le politique responsable

" On a envie de vomir quand on voit ce qui se passe chez nous en matière d’asile ", affirme Christine Mahy qui décrit la situation sur le terrain : " Enormément de choses se passent très bien. La solidarité existe, l’ouverture à la différence aussi. Mais quand vous avez quelqu’un qui pilote la politique d’asile, qui rétrécit toujours le cadre, qui ferme des places, qui réduit les subsides, on crée un climat suspicieux, anxiogène, qui ne peut conduire les gens qu’à s’opposer les uns aux autres. "

" Le politique doit entendre cela et se remettre en question. Il y en a qui sont d’accord éventuellement de se questionner, d’autres pas ", conclut Christine Mahy.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK