Christine Defraigne sur la future coalition en Wallonie: "J'espère qu'on rappellera les libéraux"

Interrogée sur La Première, l'ex-présidente du Sénat et actuelle Première échevine à Liège Christine Defraigne appelle à "fixer une ligne" au sein de son parti, le MR: "Nous sommes des libéraux qui défendons l'initiative privée, l'harmonie de l'individu, sa capacité à s'émanciper, à se développer. Mais cela doit toujours être au service de la société, l'initiative économique doit être régulée. Et surtout on ne peut pas transiger avec des droits fondamentaux. Il faut défendre ces valeurs fondamentales qui sont notre ADN de libéraux". Lors de la précédente législature, une série de dossiers portés par le secrétaire d'Etat N-VA Theo Francken "ont déstabilisé le MR, ses militants. Le dossier des visites domiciliaires a peut-être été, non pas la goutte d'eau, mais l'océan qui a débordé, parce qu'il a fallu trancher. Et au MR de Liège, nous avons tenu ferme sur nos bases et nous n'avons pas soutenu ce projet", rappelle-t-elle. Christine Defraigne admet que, à l'époque, elle était très isolée au sein de son parti : "Cela a été très dur, j'en ai beaucoup souffert, il m'a fallu quelques boîtes de Dafalgan après le vote à la Région wallonne".

"Sommes-nous au centre, au centre-droit? Est-ce que nous tenons bon nos fondamentaux ou est-ce que nous courons après une droite conservatrice?", demande-t-elle.

Certaines personnalités de la N-VA plaident pour une coalition minoritaire en Flandre qui aurait le soutien du Vlaams Belang. "A partir du moment où elle déciderait de s'associer avec le Vlaams Belang en Flandre, les jeux sont faits. Ce pays est alors complètement fichu" estime Christine Defraigne.

Pour Christine Defraigne, il y a des thèmes qu'on doit plus aborder au sein du MR, comme la question de la sociologie des grandes villes.  

Le MR est en coalition avec le PS au conseil communal de Liège : "A Liège nous avons montré que des libéraux progressistes, très centrés sur des questions de société, pouvaient parler aux sociaux-démocrates, et pouvaient s'entendre. Je pense qu'il y a des convergences. J'ai le sentiment qu'un gouvernement minoritaire, vers lequel on s'achemine en Wallonie, c'est une aventure qui risque d'être chaotique. J'espère qu'on rappellera les libéraux parce que nous sommes une formation stable. Je pense qu'un arc- en-ciel serait la bonne solution".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK