Christine Defraigne: "Le MR, c'est le maïzena" du gouvernement fédéral

Christine Defraigne, présidente du MR
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Christine Defraigne, présidente du MR - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

La présidente du Sénat Christine Defraigne (MR) commente, au micro de la RTBF, le report annoncé de la déclaration de politique générale du Premier ministre Charles Michel, faute d’accord entre les partenaires : "C’est un exercice budgétaire difficile. Dans des cas pareils, il faut faire beaucoup de massages, pour essayer d’accoucher. Il y a des grossesses plus difficiles, des accouchements plus durs, mais cela ne veut pas dire que le bébé ne sera pas vivant, viable et beau".

C’est le vice-premier ministre CD&V Kris Peeters qui est à l’origine du blocage. "Le CD&V c’est un peu l’ADN du CVP, c’est un parti qui a donné de grands hommes d’Etat. Je compte sur leur sens de la responsabilité pour revenir à la table calmement, sereinement, pour recommencer à bosser" poursuit Christine Defraigne.

Maïzena

"C’est une coalition de centre-droit dans laquelle les partis flamands ont des sensibilités différentes, plus que des nuances. Et comme toujours, c’est le MR qui fait la synthèse, qui est la rationalité, qui fait preuve de maturité et qui est un peu le liant là où il faut. C’est le maïzena" du gouvernement. "Ce n’est pas parce qu’il ne prend pas tout de suite qu’il ne va pas prendre" dit-elle.

Concernant le point de discorde, la taxe sur des plus-values exigée par le CD&V, le MR "ne dit pas non a priori. Il faut réfléchir à élargir l’assiette fiscale, à avoir une fiscalité équilibrée, que ce ne soit pas seulement les revenus du travail qui contribuent. Personnellement je préfère l’économie réelle à l’économie spéculative ou économie-casino. Je suis plutôt pour, pour autant que cette taxe soit efficace et donne les rendements espérés".

Couverture à distance

Le vice-Premier ministre Didier Reynders a annulé son déplacement au Japon, où il devait accompagner le Roi actuellement en visite. Le Roi doit être couvert dans tous ses actes par un ministre. Certains constitutionnalistes estiment que le Roi ne doit avoir de couverture ministérielle que s’il doit poser des actes officiels, ou faire des déclarations officielles, et qu’il peut être couvert à distance, fait remarquer Christine Defraigne : "La Constitution dit qu’on doit couvrir le Roi, mais elle ne dit pas si c’est à 100 mètres, à 10 km ou à 8000 km".

Pour la présidente du Sénat, il y a bien un membre du gouvernement qui pourrait accompagner la mission royale : "Je ne sais pas où est Pieter De Crem (le secrétaire d’État au Commerce extérieur qui avait récemment entamé une formation aux États-Unis, ndlr), mais ce serait bien qu’il revienne, et qu’il revienne ‘dare-dare’ (daar-daar ?), comme on dit en flamand. Je parie qu’il y a des avions entre Boston et Tokyo".

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