Christine Defraigne: "A Liège, on a agi avec nos tripes"

Lundi soir, un événement inattendu a secoué le landerneau politique : à l'unanimité de ses 49 membres, le Conseil communal de Liège a voté une motion contre le projet de loi de visites domiciliaires, un projet porté par le ministre du la Justice du gouvernement fédéral dirigé par Charles Michel. Petit événement car aux votes, attendus, de la majorité locale PS-cdH (dans l'opposition au fédéral), se sont rajoutés Ecolo et le PTB (sans surprise), mais aussi les 11 voix des conseillers communaux MR. La cheffe de groupe, Christine Defraigne, assume : "A Liège, on a agi avec nos tripes, en notre âme et conscience. Avec beaucoup de sincérité." 

Celle qui est aussi présidente du Sénat indique qu'il n'est pas possible de renoncer à ce projet car notre pays doit transcrire une directive européenne sur cette question, mais pour Christine Defraigne : "Il faut éviter les visites domiciliaires chez des tiers." Pour celle qui est aussi avocate, "on ne peut pas passer d'une procédure administrative à une procédure pénale et employer des moyens pénaux pour une procédure administratrice. C'est mon analyse juridique (...) une analyse juridico-humaniste. Je me suis forgé ma conviction."

"Entière confiance à Charles Michel"

Avec son franc-parler habituel, Christie Defraigne assure ne pas vouloir "mettre le boxon dans le parti" ou mettre à mal Charles Michel qu'elle "aime beaucoup. (...) Je fais entière confiance à Charles Michel pour trouver la bonne voie. Il va consulter, il veut de la sérénité. Quelques-uns se sont exprimés de bonne foi et je pense qu'il faut l'entendre."

La balle est dans le camp du Premier ministre, qui a repris le dossier en main. Le traditionnel Conseil des ministres de ce vendredi pourrait être animé.

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