Christine Defraigne est candidate à la présidence du MR : "Il faut réenchanter notre parti"

C’était attendu, c’est désormais officiel : Christine Defraigne se lance bien dans la course à la tête du MR. L’ancienne présidente du Sénat l’a annoncé dans Sudpresse ce jeudi matin. Elle rejoint donc les candidatures de Georges-Louis Bouchez, Denis Ducarme et Philippe Goffin.

Elle était l’invitée de Thomas Gadisseux dans Matin Première ce jeudi pour expliquer le choix de se porter candidate : "Je suis là pour porter un projet, je suis une militante depuis toujours dans ce parti et on peut considérer qu’il est à la croisée des chemins. Nos têtes s’en vont pour d’autres destinées, il faut donc redéfinir le projet libéral. Je veux un libéralisme inclusif, progressiste, individuel sans être individualiste avec une mise au service de la société et car c’est le meilleur rempart contre tous les populismes et tous les nationalismes.

La Liégeoise propose également l’idée du référendum sur certains sujets politiques au sein du parti. "Je veux rendre la parole aux militants dans ce que j’appelle un référendum militant et avoir une culture du débat beaucoup plus importante en interne. Je souhaite aussi donner plus de place aux jeunes pour qu’ils aient réellement droit de citer. Il faut réenchanter notre parti, lui rendre une plus grande liberté d’expression et il faut fixer une ligne".

Libéralisme social ?

Pour Christine Defraigne il s’agit d’un "libéralisme progressiste, ancré dans la modernité" en opposition avec certains courants "il y a eu des fascinations pour des courants plus durs, plus conservateurs. Vous le savez je me suis opposé aux visites domiciliaires. Certains dans mon parti se sont affichés avec des personnages qui font augmenter l’extrême droite en Flandre, des suppôts d’une droite extrêmement dur. Pour moi le MR ce n’est pas cela, ce sont des valeurs intenses libérales qui sont véritablement notre force et qui donne un vrai projet de société. Moi je suis une ligne plus recentrée, plus claire sur les valeurs".

Le Soir écrivait mercredi sur son site internet que la candidature de Mme Defraigne doit encore être validée le 14 octobre par le parti, car elle ne remplit pas toutes les conditions prévues par les statuts obsolètes.

 

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