Christie Morreale : "Il faut prendre des mesures pour faire redescendre les contaminations, pour pouvoir rouvrir le 1er mai"

Tous les indicateurs de l’épidémie de coronavirus en Belgique montrent que la tendance à la hausse se poursuit. Ce lundi, 5200 contaminations ont été recensées, mardi c’était 4300, des chiffres, qui après un an de crise, ne veulent plus dire grand-chose pour le grand public mais malheureusement, ces chiffres sont interpellants. Des réunions politiques s’enchaînent car la situation sanitaire s’aggrave. Un comité de concertation par visioconférence a lieu ce vendredi 19 mars à 15h00. 

Pour Christie Morreale, la ministre wallonne de la santé, il y a une inquiétude même si la situation en Belgique semble un peu meilleure que chez nos voisins européens:

"On passe de 1800 contaminations à plus de 5000. Il y a des signaux d’alerte qu’on doit pouvoir entendre pour éviter de reconduire une situation comme au mois d’octobre où on a laissé déraper les contaminations avant d’agir ", explique-t-elle au micro de Matin Première.

Cette situation chaotique d’octobre dernier, mal anticipée, a emmené les Belges directement vers des mesures restrictives qui durent depuis beaucoup trop longtemps. Christie Morreale souhaite éviter cela à nouveau et part du principe que la réouverture du secteur de l’horeca au 1er mai doit être un objectif et "qu’il faut tout faire pour que la liberté reprenne à partir de ce moment-là".

"Il faut se dire qu’au mois de mai, avec la réouverture de l’horeca, ça doit être un objectif. Il faut tout faire pour ça. Ça veut dire qu’il faut sans doute faire un coup d’arrêt, prendre des mesures pour faire redescendre les contaminations et pour rouvrir au 1er mai comme c’était prévu il y a quelques semaines encore".

Vers une fermeture des écoles ?

Les chiffres le prouvent, les écoles et les lieux de travail, sont des sources de plusieurs foyers de contamination au coronavirus. Selon la ministre wallonne de la Santé, les écoles restent la priorité. "Si un secteur doit fermer, le dernier sera celui de l’éducation mais à cela s’ajoute que la Belgique a doublé voir triplé le taux de contamination en trois semaines, et qu’il y a un signal d’alerte et donc il faut agir".

"Il faut prendre des mesures pour pouvoir identifier les clusters, et pour pouvoir au plus vite, dès qu’on a un cas : intervenir, fermer les écoles ou en tout cas une classe. Et ce, pour éviter la propagation de la contamination. Il faut mettre toute une série de mesures en place pour limiter la contamination. On essaie de regarder les mesures les plus efficaces qui sur un temps très court font diminuer les cas", ajoute Christie Morreale au micro de Thomas Gadisseux.

Outre l’augmentation des contaminations au coronavirus, le chapitre AstraZeneca a également fait parlé de lui cette semaine suite à des occurrences de rares cas de thromboses dans certains pays européens, chez des adultes vaccinés.

La science et rien que la science c’était notre leitmotiv

L’Agence européenne des Médicaments (EMA en anglais) a consulté ses experts scientifiques des 27 pays européens pour en conclure que le vaccin était "sur et efficace".

Pour rappel, la Belgique n’avait pas décidé de suspendre le vaccin alors que d’autres pays européens avaient temporairement arrêté la vaccination avec AstraZeneca.


►►► Vers le communiqué complet de l’Agence européenne du Médicament


"On a dû garder la tête froide car ce n’était pas évident. La science et rien que la science c’était notre leitmotiv. Evidemment que nous sommes restés vigilants mais il ne fallait pas suspendre avant que les scientifiques nous le disent. On est peut-être à l’aube d’une troisième vague. Les centres de vaccination doivent vacciner toutes les doses possibles", relate Christie Morreale.

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