Charlotte Martin, infectiologue : "Nous craignons une 3e vague vers la mi-janvier si les mesures ne sont pas respectées pour les fêtes"

La deuxième vague a été très importante et difficilement supportable pour les hôpitaux. Et comme le dit Charlotte Martin, infectiologue au CHU Saint-Perre, si jamais il y devait y avoir une troisième vague, le personnel soignant aurait bien du mal à la gérer, vu son état d’épuisement. L’infectiologue estime que les mesures doivent donc rester strictes, notamment en ce qui concerne mes fêtes de fin d’année. Même si la Belgique n’est pas à comparer à l’Amérique du Nord, les rassemblements familiaux pour Thanksgiving ont eu de graves conséquences au Canada.

"Nous avons peur des fêtes de fin d’année, parce que, et c’est très logique, les gens ont envie de se rassembler. Maintenant, tout va dépendre de la proportion de population qui va bien respecter les mesures. Plus elles seront respectées, plus nous aurons de chance d’éviter une troisième vague et ainsi de démarrer 2021 sans devoir reconfiner avant l’arrivée du vaccin."

Non-respect des mesures

Si la majeure partie de la population compte bien respecter les mesures sanitaires en cette fin d’année, il reste les réfractaires. Selon les résultats de l’application Opinio, près de 60% des votants vont strictement suivre les règles, 30% répondent qu’ils les suivront plus ou moins et un peu plus de 10% des répondants à "cette photographie de l’opinion" indiquent qu’ils n’ont pas du tout l’intention de respecter ce qu’imposent les autorités.

Pour Charlotte Martin, ces résultats, même si Opinio n’a pas valeur de sondage, sont intéressants. "Ceux qui ne souhaitent absolument pas respecter les règles devraient s’isoler pour une dizaine de jours après les festivités, et surtout bien rester à distance des personnes fragiles."

Un été libéré du virus ?

Les fêtes de Noël devraient être les seules fêtes que nous passerons dans ces conditions, estime Yves Van Laethem, le porte-parole inter-fédéral de la lutte contre le covide-19. "L’année prochaine, il n’y aura pas de miracle mais il y aura un vaccin. Il ne nous permettra pas de tout changer instantanément pour pouvoir vivre à notre guise comme nous le faisions en 2019, mais ce vaccin nous permettra de revivre normalement dans les mois qui suivront, c’est-à-dire certainement dès l’été. Nous devons tous nous priver en cette période festive, mais cela ne devrait se produire qu’en 2020".

Question en Prime du 30/11/2020

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK