Charles Picqué: "Un seul mot pour un drame historique centenaire: génocide"

Charles Picqué: "Un seul mot pour un drame historique centenaire: génocide"
Charles Picqué: "Un seul mot pour un drame historique centenaire: génocide" - © JASPER JACOBS - BELGA

Le président du parlement bruxellois Charles Picqué est revenu samedi sur la commémoration du génocide arménien au sein de l'assemblée bruxelloise il y a une semaine pour déplorer en termes à peine voilés, la difficulté qu'il a eue à gérer la situation liée à l'attitude de certains élus qu'il n'a pas cités. Il a également lancé un appel à la mise en oeuvre "intégrale et loyale" du "nouveau fédéralisme belge" issue de la sixième réforme de l'Etat.

"C'est la première fois que je m'adresse à vous en tant que président du parlement bruxellois. Après de nombreuses années au sein de différents exécutifs, c'est une nouveauté et un plaisir. Notez que ce ne l'est pas toujours, notamment quand il a fallu gérer la situation que nous avons vécue dans l'hémicycle et sur les réseaux sociaux autour de la commémoration du génocide arménien", a déclaré Charles Picqué.

Celui-ci s'exprimait à l'occasion de la séance académique d'ouverture de la fête de l'Iris, devant un parterre de personnalités parmi lesquelles le Premier ministre Charles Michel, le ministre président wallon Paul Magnette, les présidents des parlements de la fédération Wallonie-Bruxelles Philippe Courard, et flamand Jan Peumans, mais aussi plusieurs ministres de la fédération (e.a. Joëlle Milquet et Rachid Madrane), le président du PS Elio Di Rupo, et le gouvernement bruxellois au grand complet.

Aux yeux du président du parlement régional bruxellois, "ce n'est pas un plaisir quand il faut rappeler à certains certes soumis à des pressions, qu'un mot, et un seul mot, "génocide", désigne un drame historique centenaire. La réalité historique a ses droits qu'une institution comme la nôtre doit commémorer avec respect", a-t-il dit, disant compter sur chaque parlementaire pour que cela ne se reproduise plus à l'avenir.

"On ne peut pas jouer avec le fédéralisme belge au risque de le briser"

"Le nouveau fédéralisme belge issu de la sixième réforme de l'Etat doit être intégralement et loyalement mis en oeuvre... Le gouvernement bruxellois assume ses responsabilités en la matière et telle doit être la conduite de tous nos interlocuteurs", a déclaré le ministre-président bruxellois.

"On ne peut jouer avec le fédéralisme belge au risque de le briser. On ne peut jouer à la politique du fait accompli, en dehors de toute concertation, par ailleurs inscrite dans le marbre de nos lois spéciales", a ajouté le ministre-président bruxellois estimant qu'il était l'heure de se ressaisir. Le discours de Rudi Vervoort a par ailleurs été longuement consacré aux premières réalisations du gouvernement bruxellois PS-FDF-cdH; Open Vld-sp.a-CD&V mis en place l'été dernier.

Belga

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