Charles Michel sur les visas humanitaires : "Sans un gouvernement en affaires courantes, Theo Francken aurait dû démissioner"

Charles Michel sur les visas humanitaires : "Sans un gouvernement en affaires courantes, Theo Francken aurait dû démissioner"
Charles Michel sur les visas humanitaires : "Sans un gouvernement en affaires courantes, Theo Francken aurait dû démissioner" - © Tous droits réservés

Au gouvernement fédéral, l'affaire des visas humanitaires fait grand bruit et l'ancien secrétaire d'Etat Theo Francken est largement pointé du doigt. C'était aujourd'hui au tour de Charles Michel de réagir face aux révélations de l'enquête administrative. "Je veux être clair. Les faits révélés hier sont très graves. Je suis, comme d'autres, très choqué par ce que j'ai entendu. Sans un gouvernement en affaires courantes, le secrétaire d'Etat aurait dû démissionner", explique Charles Michel devant la Chambre.

De son côté, Peter De Crem, le ministre de l'Intérieur, confirme, après concertation avec la police, que " ni l'office des étrangers, ni le cabinet de l'ancien secrétaire d'Etat n'a sollicité la police dans le cadre du dossier des visas humanitaires. Cela me semble être un problème pour notre sécurité. L'enquête judiciaire est en cours ".

Pour rappel, l'ex-secrétaire d'Etat Theo Francken (N-VA) a ouvert un canal de migration opaque, n'offrant pas les garanties d'un traitement équitable et ne répondant pas au prescrit habituel en matière de sécurité, selon un rapport de l'administration. Cela en favorisant dès 2015, mais surtout à partir de la fin de l'année 2017, et durant toute l'année 2018, le recours, en dehors de l'administration, via treize intervenants particuliers, à des procédures collectives d'octroi de visas humanitaires concernant 1.502 chrétiens de Syrie, pas nécessairement les plus vulnérables.

Commandé, et présenté mercredi en commission de la Chambre, par son successeur, la ministre libérale flamande Maggie De Block, ce rapport de l'administration fait suite au déclenchement d'une enquête pour corruption visant un de ces intermédiaires, le conseiller communal N-VA de Malines Melikan Kucam. Toutefois, et même si le gouvernement s'est porté partie civile dans cette affaire, le rapport ne vise pas ces éventuels faits de corruption qui sont du ressort de la justice.

La justice poursuit son enquête sur les faits frauduleux découverts. Les députés, eux, aimeraient pour certains (PS, Cdh, Ecolo, Groen...) prochainement confronter Théo Francken à ce rapport, nouvelle pièce au dossier. Le rapport donne effectivement un éclairage bien différent de ce qu'il avait dit en se défendant une première fois au Parlement il y a un mois.

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