Charles Michel sur le remplacement des F-16 : "Il n'y a pas eu d'offre des Français"

 

Le gouvernement a décidé jeudi d'opter pour le F-35 comme remplaçant du F-16. A ceux qui estiment qu'il y aurait eu d'autres priorités pour utiliser les 3,8 milliards d'euros consacrés à ce contrat, Charles Michel répond qu'il "ne faut pas choisir entre différents investissements : le transport ou l'avenir énergétique ou investir pour la paix et la sécurité. La Belgique n'est pas un bon élève en matière de défense, et même les investissements décidés jeudi, on ne sera pas dans la moyenne de l'OTAN".

Dire que la Belgique a trahi l'Europe est "ridicule" selon Charles Michel : "Nous choisissons d’autres matériels européens, nous n’avons pas cédé à la pression américaine. Trente pour cent des composants fabriqués en Europe c’est un pas en avant vers une Europe de la défense".

Le gouvernement belge a-t-il cédé à la pression de l'Amérique de Donald Trump, qui n'est pourtant pas tendre avec les Européens? "Il n'y pas eu de pression à laquelle nous avons cédé, la procédure a été transparente. Ceux qui citent Donald Trump sont dans une vision à courte vue, il ne sera pas président pendant 40 ans" répond le Premier ministre.

"La procédure a été transparente comme jamais"

"La procédure a été transparente comme jamais en matière d'achats militaires dans l'histoire de ce pays" insiste-t-il.

"Le F-35 apparaît comme le meilleur rapport qualité-prix. L'offre de F-35 était la plus intéressante. J'aurais été ravi que les Français introduisent une offre, mais à ce jour je ne sais toujours pas quel est le prix de l'avion français. Quand j'achète une voiture, avant de signer le bon de commande, je veux savoir quel est le prix". Selon Charles Michel, "les Français n'ont pas fait d'offre dans le cadre de cette procédure transparente, il y a eu une proposition mais qui ne correspondait pas aux critères de notre demande."

"J'ai entendu beaucoup de désinformation sur ce dossier mais je commence à y être habitué. Les parlementaires de l'opposition qui ont été jusqu'à dire que les dés étaient pipés, je les mets au défi d'aller présenter un dossier chez le procureur du Roi. C'est très grave de tenir de tels propos, c'est de la diffamation" poursuit-il.

Pour moi "les Etats-Unis ne sont pas devenus un ennemi parce que Donald Trump est devenu président. Il faut entretenir nos relations transatlantiques pour assurer notre avenir."

Ouverture du JT de la RTBF

Charles Michel a-t-il dit, au lendemain du scrutin communal, que c'était l'ouverture du JT de la RTBF sur le climat à la veille des élections qui avait influencé le vote? "Sûrement pas. Ce sont des propos qui ont été totalement déformés. Je ne commente pas publiquement les résultat électoraux communaux".

Extrait de notre JT de 13 heures:

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