Charles Michel sur le recul du MR: "Nous payons un lourd tribut à la décision de la N-VA de quitter le gouvernement"

Charles Michel
Charles Michel - © JOHN THYS - BELGA

Le Premier ministre démissionnaire et président du MR Charles Michel a plaidé dimanche en faveur de la formation rapide de gouvernements à tous les niveaux, notamment fédéral, après les élections générales du 26 mai prochain, tout en mettant en garde contre les dangers que présente, selon lui, une longue période sans équipes de plein exercice.

Une longue période sans gouvernement causerait des dommages en termes d'emploi et de bien-être, a-t-il prévenu lors de l'émission De Zevende Dag de la VRT-télévision.

M. Michel s'est présenté comme un "bâtisseur de ponts", mais s'en est pris aux deux partis écologistes, Ecolo et Groen, qu'il a accusés de vouloir imposer de nouveaux impôts.

Selon lui, le départ de la N-VA du gouvernement fédéral, en décembre dernier, représente un "beau cadeau" aux partis de gauche.

M. Michel a affirmé qu'il s'agissait d'un coup manqué pour les nationalistes flamands qui s'attendaient à marquer des points avec le thème de la migration lors d'élections anticipées.

Dans le même temps, le MR a payé un lourd tribut à la décision de la N-VA, a admis le Premier ministre en faisant allusion aux récents sondages qui indiquent un recul des libéraux francophones dans les intentions de vote.

Chaos

Le président du MR a une nouvelle fois mis en garde contre une alliance réunissant la N-VA et les partis de gauche, qui mènerait, selon lui, au chaos, à l'impossibilité de gouverner et à un appauvrissement.

Il s'est dit favorable à la mise en place d'un gouvernement fédéral réformiste afin de terminer le travail entrepris par l'actuelle équipe: le "jobsdeal", les pénuries sur le marché du travail, la réforme des indemnités de chômage, la politique en matière d'énergie...

Interrogé sur la possibilité pour la N-VA de faire partie d'un tel gouvernement, M. Michel a répondu qu'il n'accordait guère d'importance à sa composition, tant qu'il s'agit de poursuivre une politique forte.

Que ce gouvernement soit dirigé par le candidat proposé par la N-VA, l'ex-vice-Premier ministre Jan Jambon, "n'est certainement pas ma préférence", a dit M. Michel.

Il a aussi souligné que la ville d'Anvers - dont le bourgmestre est Bart De Wever, par ailleurs président des nationalistes flamands - avait "pris un virage à gauche" dans la semaine qui a suivi la démission des ministres N-VA (et entraîné celle du gouvernement Michel 1er.

"L'alliance du PS, d'Ecolo, du PTB et aussi de la N-VA est un danger de chaos institutionnel", a-t-il prévenu.

Archives : Journal télévisé 24/04/2019

A un mois des élections, le baromètre de la RTBF, en collaboration avec la Libre et De Staandard, livre les intentions de vote des électeurs. Le MR est en recul. 

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