Charles Michel: "Nous n'acceptons plus que des étudiants ou des travailleurs soient pris en otage par des grèves"

Ce mardi 10 octobre, le Parlement fédéral a fait sa rentrée officielle, jour qu'a choisi la CGSP pour appeler à la grève.

Moment attendu, le Premier ministre Charles Michel a présenté aux députés sa déclaration gouvernementale, constituée de trois chantier.

Pour le premier chantier, l'emploi, il s'est félicité - "Jobs, jobs, jobs, c’est une réalité" - notant notamment que 4,8 millions de personnes ont un emploi au premier trimestre 2017, que le taux d'emploi repart à la hausse, que la croissance des entreprises n'a jamais été aussi forte...

Il a contesté que les emplois créés soient des emplois précaires.

Il a également identifié des problèmes persistants, comme le dumping social. 

Deuxième chantier abordé: le financement de la sécurité sociale. "La hausse de l’espérance de vie et son impact pour l’avenir des pensions ou des soins de santé représentent des défis majeurs pour notre génération", a constaté Charles Michel, avant d'énumérer les mesures prises comme l'organisation des hôpitaux en réseau, le relèvement de l'âge moyen pour sortir du marché du travail...

Le gouvernement a également pris des mesures pour renforcer le pouvoir d'achat des pensionnés et allocataires sociaux, a-t-il mis en avant. "Le revenu d’intégration sociale a été augmenté à cinq reprises depuis l’entrée en fonction de ce gouvernement", a ajouté Charles Michel.

Troisième chantier: la sécurité. La modernisation de la Justice est prioritaire, a-t-il affirmé.

"La prospérité, la cohésion sociale, les libertés. Nous avons une ambition qui transcende ces trois chantiers : investir pour préparer l’avenir", a-t-il affirmé, appelant les partis à soutenir le Pacte d'investissement.

Concernant la politique migratoire, Charles Michel a estimé que la Belgique remplit ses obligations européennes et accorde un nombre élevé de visas.

Sur la mobilité, il a annoncé qu'il convoquerait bientôt un comité de concertation exceptionnel sur la mobilité.

Enfin, en cette journée de grève, il a asséné: "Nous n’acceptons plus que des étudiants ou des travailleurs soient pris en otage en cas de grève. Nous allons concrétiser notre engagement pour le service minimum". 

Les commentaires de Johanne Montay, chef du service politique de la RTBF :

Charles Michel : "Nous refusons la résignation, synonyme de régression"

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