Charles Michel (MR) : « Si chacun maintient les positions d’exclusives qui ont été exprimées, il n’y a pas de solution »

Au lendemain du scrutin qui a secoué le pays ce 26 mai, le Premier ministre sortant, Charles Michel s’est exprimé au micro de la RTBF sur les potentialités à venir concernant les formations de gouvernements qui prendront forme dans les jours à venir. « Pour l’instant on regarde la mathématique est on regarde ce qu’il est possible en termes de sièges mais il faut être réaliste et voir ce qui est politiquement faisable », a-t-il déclaré, affirmant aussi qu’il fallait rester « calme et serein » afin d’entamer les négociations dans les meilleures conditions possibles.

Des discussions, il y en aura, d’autant que pour le président du MR, la solution de la reconduction est mathématiquement impossible avec la nouvelle donne qu’a exprimée l’électeur ce dimanche. Toutefois, l’élu appelle à la prudence et s’exprime avec une forme de langue de bois : « Nous devons permettre que la phase de consultation se déroule. »


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Charles Michel n’est pourtant pas sans crainte. Face à l’impressionnante percée du Vlaams Belang au fédéral, il parle d’une « difficulté extrêmement compliquée ». « Moi je souhaite que le MR conserve sa position classique qui est une position de responsabilité orientée vers les solutions. Pour cela si l’on veut permettre à ce pays d’être solide, on a besoin de formations politiques qui peuvent parler de l’autre côté de la frontière linguistique. », martèle-t-il, avouant une proximité assumée avec ses ex-partenaires du CD & V.

Un nouveau record sans gouvernement à venir ?

« Je suis convaincu que personne n’a intérêt que l’on rentre dans une longue crise politique, l’ajoute l’ancien chef du gouvernement. On a intérêt à être gouverné, prendre des décisions en matière d’emploi, d’investissement, de recul de la menace climatique, en matière sécuritaire. »

Mais passé la campagne où les invectives ont été nombreuses, notamment entre le MR et le parti Ecolo, il faut donc passer à la phase de négociation et être « responsables », estime Charles Michel. « Si chacun maintien les positions d’exclusives qui ont été exprimées, on voit bien qu’il n’y a pas de solutions. Le MR veut se mobiliser pour créer des perspectives pour créer des réformes qui sont nécessaires et pour répondre aux préoccupations que les citoyens ont exprimé dans le cadre de cette campagne. L’avenir des pensions, l’avenir des soins de santé, la question du recul de la pauvreté, ou ce défi climatique. »

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