Charles Michel: "La Belgique n'est pas un Etat voyou. Elle est un Etat de droit"

Le Premier ministre Charles Michel à la Chambre
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Le Premier ministre Charles Michel à la Chambre - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Ses propos n'étaient pas passés inaperçus. C'était dimanche sur nos antennes dans l'émission "Les Décodeurs". Le premier président de la Cour de cassation et premier magistrat du pays, Jean de Codt, déclarait: "Quel respect donner à un Etat qui marchande sa fonction la plus archaïque, qui est de rendre la justice? Cet Etat n'est plus un Etat de droit, mais un Etat voyou". Jean de Codt expliquait que l'administration de la Justice se réserve le pouvoir de ne plus publier les places vacantes et donc de ne plus remplir les cadres prévus par la loi, sans avoir l'aval de l'administration des Finances. "On est en train de porter atteinte aux forces vives de la justice, qui sont les moyens humains", précisait le premier magistrat du pays avant de qualifier le Plan Justice de "plan social massif".

Interrogé ce jeudi après-midi à la Chambre, Charles Michel a répondu à cette critique. Avant tout, il a affirmé que la liberté d'expression de chaque citoyen doit être respectée. "Celle des magistrats aussi, mais avec le devoir de réserve qui est un gage pour l'indépendance de la justice", a-t-il précisé avant d'ajouter qu'"il appartient à chaque magistrat d'apprécier, dans sa responsabilité, comment il réussit à conjuguer ce devoir de réserve avec le souci d'indépendance de la justice".

Avec de tels propos, Charles Michel cherche-t-il à faire comprendre que, selon lui, le premier magistrat du pays est sorti de son devoir de réserve? Les derniers mots du Premier ministre sont en tous cas très clairs: "A mes yeux, la Belgique n'est pas un "failed state". La Belgique n'est pas un Etat voyou. La Belgique est une grande démocratie. Elle est un Etat de droit". 

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