Charles Michel: "La Constitution belge n'est pas qu'un chiffon de papier"

Charles Michel vient de confirmer à la Chambre qu’il se rendra bien à Marrakech pour faire entendre "la voix du Parlement". Dans une prise de parole solennelle, il a déclaré: "Je choisirai le camp du respect des institutions", se posant ainsi en gardien de la démocratie et de la Constitution. 

"Il n'y aura pas de siège vide à Marrakech"

Son discours était attendu après les nombreuses interpellations de l’opposition et de la majorité, ce jeudi en séance plénière à la Chambre. Le Premier ministre a d’abord reconfirmé qu’il irait au Maroc. "Je suis Premier ministre et j’irai à Marrakech parce qu’il n’y aura pas de siège vide à Marrakech", a-t-il insisté.

"Il y a l’exigence de la responsabilité"

Ma responsabilité est d’assurer la constance et de tout mettre en œuvre pour assurer la crédibilité de la Belgique". À plusieurs reprises, Charles Michel a répété qu’il mesurait bien la gravité de la crise politique qui secoue le gouvernement fédéral, mais que son rôle allait au-delà des divergences entre opposition et majorité. 

"Il y a bien sûr des différences entre nous mais il y a l’exigence de la responsabilité. Je pense que ce Parlement, en particulier la chambre des représentants, est la source de la légitimité."

"La Constitution n’est pas qu'un chiffon"

"La Constitution belge n’est pas qu'un chiffon. Cela signifie que je vais devoir faire en sorte, à Marrakech, et dans les jours qui vont suivre, de défendre ma position et ma conviction au sein du conseil des ministres". Charles Michel se pose en garant de la Constitution. Il y a 40 ans, un de ses prédécesseurs, Léo Tindemans avait prononcé ces mêmes mots à la tribune de la Chambre. Ce dernier en démissionnant à la suite de son discours avait provoqué l’échec du pacte d'Egmont.

"Cette résolution m’oblige"

40 ans plus tard, Charles Michel utilise les mêmes mots, non pas pour démissionner, mais pour réaffirmer son statut de Premier ministre: "Je choisirai le camp du respect de nos institutions. Je considèrerai que si ce vote intervient, le signal émis par le parlement qui représente les citoyens de notre pays, sera un signal fort."   

Enfin, il a ajouté : "Je considérerai que cette résolution m’oblige à titre personnel dans le respect de la constitution, des institutions."

L'analyse de Thomas Gadisseux, responsable du service politique 

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