Charles Michel en visite officielle en Russie

Le Premier Ministre Charles Michel entame ce lundi après-midi une visite officielle de trois jours en Russie. L'occasion notamment de se rendre chez le président Vladimir Poutine.

Il n'est pas le premier à faire le déplacement à Moscou - les Premiers ministres chypriote, tchèque, finlandais, suédois et luxembourgeois se sont déjà rendus en Russie, la chancelière allemande Angela Merkel a déjà eu plusieurs contacts à Berlin avec Vladimir Poutine -, et il ne sera sans doute pas le dernier, Charles Michel! Car la tendance est bien à une reprise du dialogue avec la Russie, en dépit des sanctions mutuelles qui affectent les relations entre l'Union européenne et Moscou depuis la guerre qui a déchiré l'Ukraine et l'annexion de la Crimée courant 2014. De quoi faire resurgir entre Est et Ouest des allures parfois de "guerre froide". Or la Russie continue à compter et peser sur l'Europe et le Monde. Il y a plusieurs mois déjà, Charles Michel s'est déclaré partisan de la restauration d'un vrai canal de communication avec la Russie.

La nécessité de continuer à parler avec Moscou

Charles Michel l'a déjà dit, il estime que "les sanctions ne sont pas un but en soi", qu'elles "sont un moyen pour forcer un dialogue" et qu'il était partisan d'une autre stratégie avec la Russie. "Il faut maintenir un vrai canal de dialogue avec Moscou, écouter l'autre, quels que soient les différends". Un message clair qui se veut un signal fort pour Moscou et pour les partenaires européens de la Belgique. Voilà ce que le Premier Ministre devrait confirmer lors de son déplacement, en voyant le Premier Ministre russe Dimitri Medvedev ce mardi et surtout le président Vladimir Poutine qui le recevra au Kremlin mercredi après-midi. L'occasion d'aborder aussi des thèmes comme la situation en Syrie, en Ukraine, l'avenir de l'Europe, la lutte contre le terrorisme, les migrations et plus globalement les relations belgo-russes politiques, diplomatiques et économiques. Une audience dont la durée fera l'objet de négociations jusqu'au dernier moment... Juste avant le retour à Bruxelles mercredi dans la soirée. 

Entre-temps, il y aura eu un peu de tout dans cette visite officielle : d'abord les passages obligés comme ce dépôt de fleurs - comme pour toutes délégations étrangères - au Monument à la Grande guerre patriotique 1941-1945 à deux pas de la Place rouge, une visite au pas de course des cathédrales du Kremlin et de l'un de ses musées abritant les derniers trésors des Tsars; ajoutez à cela deux rencontres, l'une festive, l'autre de travail avec les investisseurs belges présents en Russie, et un discours - en français - sur l'Europe devant des étudiants russes d'une Ecole des hautes études en sciences économiques. Pour leur parler d'Europe peut-être différemment de ce qu'ils entendent habituellement depuis la Russie.

La Russie, destination très prisée côté belge, puisque le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders se rendra, lui aussi, à Moscou en février, pour une rencontre bilatérale avec son son collègue russe Sergueï Lavrov, puis à Sotchi sur la mer Noire, pour ouvrir une commission mixte économique belgo-luxembourgeoise avec la Russie. 

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