Une cinquantaine de personnalités réaffirment l'unité du MR

Suite à la fronde de 6 anciens parlementaires et ministres MR qui témoignaient anonymement dans le Soir de ce lundi, ce sont maintenant une cinquantaine de de personnalités du MR qui sont sorties du bois. Dans un communiqué, elles réaffirment l'unité et la sérénité au sein du MR

Les signataires réclamaient de leur côté des élections rapides pour éviter la guerre des clans à l'occasion de la succession de Charles Michel, qui deviendra en décembre président du Conseil européen.

Mais pour le MR, Charles Michel ne comptait pas cumuler les fonctions de président de parti et de président du Conseil européen et ce sont aux instances du Mouvement réformateur d'apprécier le calendrier électoral interne. 

Olivier Chastel, Frédérique Ries, Daniel Bacquelaine, Emmanuel Burton, David Clarinval, Michel De Maegd, Denis Ducarme, Philippe Goffin, Kattrin Jadin, Marie Christine Marghem, Benoît Piedboeuf, Florence Reuter, Didier Reynders, Caroline Taquin, Sophie Wilmès, Georges-Louis Bouchez, Latifa Ait-Balaa, Clémentine Barzin, Alexia Bertrand, Geoffroy Coomans de Brachène, Aurélie Czekalski, Anne Charlotte d’Ursel, Vincent De Wolf,  Dominique Dufourny, David Leisterh, Françoise Schepmans, Viviane Teitelbaum, Gaëtan Van Goidsenhoven, David Weytsman, François Bellot, Willy Borsus, Frédéric Botin, Caroline Cassart-Mailleux, Jean-Luc Crucke, Valérie De Bue, Sybille de Coster-Bauchau, Philippe Dodrimont, Manu Douette, Véronique Durenne, Jacqueline Galant, Olivier Maroy, Pierre-Yves Jeholet, Anne Laffut, Sabine Laruelle, Françoise Mathieu, Christine Mauel, Diana Nikolic, Rachel Sobry, Nicolas Tzanetatos, Jean-Paul Wahl, Anne Barzin, Jacques Brotchi, Christine Defraigne, Olivier Destrebecq, Philippe Knaepen, Richard Miller, Gilles Mouyard, Louis Michel, Gérard Deprez, Alexander Miesen, Gregor Freches, Isabelle Weykmans ont signé ce soutien à Charles Michel et lui demandent de poursuivre sa mission de président du MR tant qu'un successeur n'a pas été désigné.

Les signataires, eux, restent particulièrement discrets. Il faut dire que la condamnation de cette fronde anonyme est assez unanime. 

Jean-Luck Crucke désapprouve totalement la méthode

Jean-Luc Crucke, ministre du Budget, des Finances, de l'Energie, du Climat et des Aéroports dans le gouvernement wallon sortant balaye cette demande d'accélérer le départ de Charles Michel à la tête du parti. 

"Avant l'heure, ce n'est pas l'heure. La priorité est de tenter de mettre en œuvre les gouvernements au niveau wallon et au niveau fédéral et pas de se lancer dans des querelles internes. Il faut une solution consensuelle à la tête du parti et je désapprouve totalement cette méthode de fronde anonyme dans la presse. Je peux vous garantir que je ne suis pas derrière tout ça."

Jacqueline Galant: ce n'est pas intelligent et lâche

Connue pour son franc-parler, Jacqueline Galant, bourgmestre de Jurbise et députée wallonne dément elle aussi faire partie de ces frondeurs. Pour elle, cette sortie est regrettable en pleine négociation. "Je trouve cela regrettable et même lâche de témoigner ainsi anonymement. On a besoin de stabilité en pleine négociation et heureusement, je pense que le parti est serein.

Sabine Laruelle: il faut arrêter ces petits jeux de Zorro masqué

Invitée ce matin sur La Première, Sabine Laruelle était elle aussi très claire. "Si les gens ont des choses à dire en interne au MR, qu’ils le disent en interne et à visage découvert", a-t-elle réagi. Pour elle, "nous avons besoin d’être en ordre de marche au MR pour démarrer les négociations. Ce n’est pas quand un bateau arrive au port, qu’il faut commencer à changer l’équipage. Il faut arrêter ces petits jeux de Zorro masqué".

Boris Dillies: "C'est un mauvais procès que l'on fait à Charles Michel"

Du côté des bruxellois, Boris Dillies, bourgmestre d'Uccle regrette ce coup de gueule qui émane selon lui de déçus des dernières élections. Il regrette par ailleurs que les frondeurs ravivent l'idée d'une guerre entre les clans Michel et Reynders qui appartiendrait aujourd'hui au passé. "Evoquer une guerre des clans, c'est regarder dans le rétroviseur." Le bourgmestre d'Uccle estime que ces déçus qui réclament un départ accéléré de Charles Michel lui font par ailleurs un mauvais procès.

"Charles Michel a mouillé sa chemise personnellement pour tenter de faire monter le MR dans le gouvernement bruxellois. Il a aussi compris qu'un renouvellement des mandataires était nécessaire à Bruxelles où d'ailleurs de nouveaux députés ont été élus."

 

Gérard Deprez : " je n'ai que du mépris pour ce quarteron de généraux félons"

Depuis son lieu de vacances, Gérard Deprez reprend lui une des citations les plus célèbres du général de Gaulle lors de la guerre d'Algérie : "je n'ai que du mépris pour ce quarteron de généraux frondeurs." Il désapprouve lui aussi la méthode utilisée. Cette fronde au sein du MR ressemblerait-elle à un pétard mouillé ?

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